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Ferrero injecte 38,5 M€ à Villers-Ecalles

Pierre Christen |  30 Janvier 2017 | 

Le saviez vous ? L'usine Ferrero implantée à Villers Ecalles près de Rouen est le site du groupe italien qui produit le plus de Nutella, soit environ 450 t/j. Les Français sont en effet de grands consommateurs de la célèbre pâte à tartiner. Malgré les polémiques sur l'huile de palme, le succès de consommation ne se dément pas, avec une augmentation des volumes de 6 % sur cinq ans, tirée il est vrai par l'export (37 % des volumes).

Après avoir investi 20 millions d'euros dans cette usine ces deux dernières années, Ferrero France a annoncé vendredi un nouvel investissement de 38,5 millions d’euros sur la période 2017-2021. Ce projet comprend la construction d'un nouveau bâtiment de stockage de produits finis de près de 6500 m², pour une enveloppe de 25 M€. "C'est le fruit d'un travail régulier avec les élus locaux pour rendre possible cette réalisation. Toutes les mesures d'impact ont été faites", se réjouit Michel Etcheberrigaray, directeur de Ferrero France et directeur de l'usine. La topographie du lieu est en effet assez complexe : l'usine est accolée à un village et bordée d'une rivière, d'une colline et d'un pont autouroutier...

L'autre partie de l'investissement (13.5 M€) est allouée à la modernisation de la réception des matières premières de l'usine. Du fait de la topographie particulière du lieu, il y a actuellement peu de place pour cette réception, coincée entre l'usine et la rivière. "On va la remonter grâce à un transport aérien", précise le dirigeant.

L'enjeu d'une nouvelle ligne

Ce projet présente un enjeu crucial pour l'évolution future du site français. Car à terme, en fonction des tendances du marché, l'usine pourrait accueillir de nouveaux outils de production. « C'est un projet sur quatre ans. Il faut déjà être bon dans l'exécution, c'est la première des exigences. Il n'y aura pas un quintal supplémentaire en capacité de production. Le but est de faire évoluer l'outil, pour qu'il gagne en souplesse et soit prêt à accueillir des volumes supplémentaires le cas échéant", affirme Michel Etcheberrigaray.

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Pour en savoir plus, lisez l'article complet dans le numéro de février 2017 de Process Alimentaire.