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Le Sandwich & Snack Show confirme la bonne santé du snacking

Fanny Rousselin-Rousvoal |  26 Mars 2013 | 

L'espace "Snacking des chefs" de cette 14ème édition du salon Sandwich & Snack Show.

La 14ème édition du salon Sandwich & Snack Show s’est tenue à Paris les 20 et 21 mars. Malgré un ralentissement, le marché de la restauration rapide (ou vente au comptoir) se porte encore bien, avec un chiffre d’affaires de 34 milliards d’euros en 2012, en progression de 3,97 % par rapport à 2011 selon une étude Gira Conseil / Sandwich & Snack Show. La croissance atteint 73,5 % depuis 2004, année de l’accélération de la montée en gamme et de la diversification. Au sein de la consommation hors domicile, la vente au comptoir pèse désormais plus lourd que la restauration dite traditionnelle avec service à table (53,74 %).

En 2012, le chiffre d’affaires du marché du sandwich s’est élevé à 7 milliards d’euros (+ 6,27 %).

2,105 milliards de sandwichs ont été consommés tous circuits de distribution confondus (+ 3,96 %). Le prix moyen d’un sandwich est de 3,34 € (1,94 € en GMS). Le sandwich se laisse cependant dépasser par les pâtes. « Pour une portion de sushi, il se consomme 8 kebabs, 23 hamburgers, 25 pizzas, 64 sandwichs et 168 pâtes », souligne Bernard Boutboul, directeur général de Gira Conseil.

Autre tendance en matière de snacking : « la frontière entre sucré et salé bouge, avec une porosité accrue entre les deux univers », explique Rémy Lucas, directeur de Cate Marketing. « Il s’agit d’une tendance internationale, confirme Fabrice Prochasson, directeur des licences Lenôtre. On peut manger sucré toute la journée, ce qui n’est pas possible avec un sandwich au jambon ! ». Le macaron, produit nomade qui se décline aussi bien en sucré qu’en salé, a ouvert la voie. Il est désormais possible d’imaginer des paninis ou des wraps sucrés, ou encore des sushis aux fruits. La pâte à choux se prête également à toutes les déclinaisons…

Daunat fait croustiller ses sandwichs

Goût, caractéristiques nutritionnelles mais aussi texture restent des sujets de prédilection pour les professionnels. L’un des lancements phares du salon était signé Daunat. La Croustie est une drôle de machine, de la taille d’un distributeur automatique, destinée à apporter du croustillant aux sandwichs de la marque. « L’invention a nécessité trois ans de recherche et trois millions d’euros d’investissement », précise Caroline Cantin, directrice marketing produits et développements Daunat. Conçue avec Capic – fournisseur spécialiste de la cuisson -, la Croustie fait l’objet de trois brevets.

« Le principal frein à l’achat de sandwichs en libre-service est le manque de croustillance, explique Caroline Cantin. Cette machine permet un rendu croustillant à l’extérieur tout en gardant la fraîcheur de la garniture ». Concrètement, il suffit de scanner le code-barres du sandwich choisi. La machine reconnaît la recette et adapte automatiquement le temps et la puissance. Le produit (sans son emballage) est alors introduit dans le tiroir de la machine. Il subit un préchauffage et un toastage et ressort en moins de deux minutes. A la sortie, le pain est chaud et retrouve son odeur, la garniture restant parfaitement fraîche. L’objectif est de recruter des consommateurs qui allaient jusqu’ici chez le boulanger.

La Croustie sera mise à disposition en juin, en GMS, sur les aires d’autoroutes et peut-être ultérieurement en distribution automatique. Tous les sandwichs de la marque sont adaptés à la machine, à l’exception de la gamme Tou’cho. Daunat, leader hexagonal des sandwichs industriels, a multiplié depuis deux ans les initiatives visant à dynamiser l’offre de snacking : gamme Daunature incluant des smoothies, produits à consommer chauds (Tou’cho), wraps (Be Wrappy), etc. Les prochains lancements se nomment Loves me (une gamme sans croûte ultra moelleuse) et Plaisir Vrai.