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Process Alimentaire désigne Yéo International, Usine alimentaire durable 2013

La rédaction |  11 Mars 2013 | 

Yéo International a été désignée Usine alimentaire durable 2013 par le magazine Process Alimentaire. Le trophée a été remis hier soir lors de la soirée du CFIA. De gauche à droite : François Morel, rédacteur en chef de Process Alimentaire, Jérôme Servières, directeur général de Yéo International, Sylvie Barniol, directrice marketing, Nathalie Lescalier, responsable RH et Stéphane Navarro, directeur de l'usine. Crédit : Romain Joly.

L'usine Yéo International, située à Toulouse et spécialiste du yaourt à marque de distributeur, a été désignée par le magazine Process Alimentaire : Usine alimentaire durable 2013. « Son dossier de candidature a très bien fait ressortir la pertinence de sa démarche développement durable», a déclaré François Morel, rédacteur en chef du magazine Process Alimentaire et président du jury du prix de l’Usine alimentaire durable 2013, lors de la remise du prix hier soir sur le salon CFIA de Rennes.

Cette filiale du groupe coopératif laitier du Sud-Ouest 3A Coop a donc remporté la cinquième édition du prix de Process Alimentaire, organisé en partenariat avec les magazines Linéaires et Rayon Boissons. L'entreprise s'est démarquée grâce à des actions telles que le ferroutage, mais avant tout grâce à la cohérence de sa démarche. « On ne fait rien d’ostentatoire dans le développement durable, mais une somme de petites choses. Nous allons valoriser ce prix auprès de nos clients et de nos salariés », a réagit Jérôme Servières, dg de Yéo international.

<Le sens de la responsabilisation>

« Notre mode de fonctionnement fait appel au sens de la responsabilisation et de la délégation. Le développement durable vient autant du terrain que de la direction, avec pour base les valeurs générées par le statut coopératif. Nous sommes soucieux de défendre les intérêts de nos coopérateurs et de pérenniser l’activité et l’emploi dans nos régions », a commenté le dirigeant.

Une nouvelle fois, le prix du magazine Process Alimentaire met en valeur une usine exemplaire. Et démontre que le succès du lauréat est avant tout une victoire d’équipe. « C’est une grande satisfaction et une consécration pour l’usine et pour l’ensemble du personnel. Ce n’est pas simplement le succès de l’encadrement, mais le travail de tous, chacun ayant agi sur une multitude de points, sans amener de gros moyens », confirme Stéphane Navarro, directeur de l’usine.

La caractéristique de Yéo International, situé à la 5ème place du marché très bataillé des yaourts MDD, est de progresser sans investir massivement. Le site a beaucoup évolué depuis sa création en 1968. D’une production multi-produits (desserts, fromages frais, lait UHT, etc.), il s’est spécialisé en 2008-2009 sur l’ultra-frais, avec une restructuration à la clef. « Cette évolution a généré une habitude au changement, qui nous sert à faire progresser le site et l’ensemble du processus. Les salariés sont ouverts et proactifs », affirme-t-il.

Yéo devance Jus de Fruits d’Alsace (groupe LSDH) et la Biscuiterie de l’Abbaye.

Le jury d'experts s’est réuni le 1er février 2013 dans les locaux d’AgroParisTech. Plus de trois heures de débats et d’examen des dossiers ont conduit à un verdict quasi unanime concernant Yéo International. L’usine toulousaine a devancé de quelques longueurs les Jus de Fruits d’Alsace (groupe LSDH) et la Biscuiterie de l’Abbaye. Pour justifier leur choix, les membres du jury ont mis en avant le caractère complet et équilibré du dossier. La filiale de la coopérative 3A a su mettre en avant sa méthode de pilotage. « Ce sont des petits projets, on sait où on va, puis on passe au suivant », a commenté Gilles Trystram, directeur d’AgroParis- Tech. « J’ai particulièrement apprécié leur transparence », souligne Stéphan Arino, directeur qualité et développement durable d’E. Leclerc.

Le Prix de l’Usine alimentaire durable du magazine Process Alimentaire est le seul prix national qui récompense chaque année un industriel agroalimentaire pour ses actions menées dans les domaines environnemental et sociétal. "En tant que magazine professionnel de référence de l’industrie agroalimentaire, Process Alimentaire a vocation à devenir un observatoire du développement durable, qui est un enjeu incontournable et structurant pour l’agroalimentaire », souligne Pierre du Boisbaudry, p-dg des Editions du Boisbaudry, qui édite Process Alimentaire, Linéaires et Rayon Boissons.

Le dossier de candidature 2013 est sans conteste le plus abouti depuis la création du prix. Il exige des participants des données précises et complètes sur la période 2009 à 2012 concernant les différents champs du développement durable : performances énergétiques, eau, déchets, effluents, formulation, emballages et responsabilité sociétale. Les indicateurs demandés donnent une image concrète de la réalité de l’usine, qu'ils soient techniques (litres d’eau et KWh consommés/quantités produites, poids d’emballages, taux de valorisation des déchets, qualité des effluents rejetés, etc.) ou sociétaux (budget formation, pourcentage d’intérimaires, nombre d’accidents du travail, etc.).

>> Retrouvez le reportage complet "Yéo, Usine alimentaire durable 2013" dans notre numéro de mars.

Le jury

Président : François Morel, rédacteur en chef de Process Alimentaire

Coordinatrice : Laurence Haxaire

Ademe : Sylvie Padilla, responsable du service entreprises et éco-technologies.

Afnor : Olivier Boutou, ingénieur conseil référent agroalimentaire, évaluateur Afaq 26000.

Agende de l'Eau : Michèle Slansky, chargée d'étude agroalimentaire à la direction des collectivités et industries.

Agro Paris Tech : Gilles Trystram, directeur général.

Éco-Emballage : Jan Lemoux, directeur prévention.

E. Leclerc : Stéphan Arino, directeur qualité et développement durable.

Oséo : Ariane Voyatzalis, responsable du secteur agroalimentaire à la direction de l'innovation.

Process Alimentaire : Pierre Christen, chef de rubrique.

Les critères d’évaluation :
• Caractère innovant et cohérence de la démarche (coef. 1).
• Performances énergétiques des bâtiments et des process
(coef. 1).
• Eau, déchets, coproduits et effluents (coef. 1).
• Éco-conception des formulations et emballages (coef. 1).
• Niveau d’excellence en responsabilité sociétale (coef. 1).