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Nature et Aliments adopte le film barrière sans aluminium inédit de Malengé

Karine Ermenier |  17 Septembre 2018 | 

Le fabricant d’emballages Malengé Packaging, basé dans les Hauts-de-France, a développé un film mono-matériau thermoscellable qui protège les poudres de l’humidité, de la lumière et dans une moindre mesure de l’oxygène. Il sera d’abord utilisé par Nature et Aliments sur sa gamme Bio-Flan.

La PME Nature et Aliments, qui a a remporté le Prix de l’usine alimentaire Durable 2016 de Process Alimentaire dans la catégorie éco-construction, continue dans sa voie verte. Elle va bénéficier en avant-première de l’innovation de Malengé Packaging : un film barrière recyclable mono-matériau dans le circuit de collecte existant, sans barrière en aluminium ni EVOH. Une première sur le marché ! Le fabricant d’emballages basé dans les Hauts-de-France a développé ce sachet thermoscellable qui protège les poudres de l’humidité, de la lumière et dans une moindre mesure de l’oxygène, en partenariat avec le CTP (Centre technique du papier) et l’ANR (agence nationale de recherche). Avec lesquels il a co-créé le laboratoire Lab3P en 2013, qui a techniquement démarré ses activités en 2016.

18 % d'allègement et 52 % de réduction d'empreinte carbone

« Face aux contraintes réglementaires qui vont, en Europe, imposer 65 % d’emballages recyclables à l’horizon 2025 avec la directive 2018/852 et, en France, viser 100 % de recyclage des plastiques d’ici 2025, il fallait agir », explique Stefan Kirstetter, directeur général de Malengé Packaging. Le fabricant est alors parti d’un papier vierge apte au contact alimentaire auquel il a appliqué un traitement de surface et un coating pour lui conférer ses propriétés barrières. A compter de janvier 2019, Nature et Aliments utilisera cet emballage, testé avec succès sur son ensacheuse sans perte de cadences ni réglages, pour conditionner ses préparations pour flan Bioflan. A terme, les six millions de sachets de poudre bio de la PME nantaise seront fabriqués à partir des bobines de ce film CP01. « Les tests de vieillissement sont en cours sur les autres produits de la gamme », confirme Stefan Kirstetter. Et pour cause, les atouts de ce film sont importants : recyclabilité mais aussi allègement de 15 % à 40 % (18 % pour Nature et Aliments par exemple), utilisation de ressources renouvelables et réduction de l’empreinte carbone de 15 % à 60 % (52 % pour Nature et Aliments). Le tout avec un léger surcoût qui rend la solution tout à fait compétitive et viable économiquement.

Développements sur d'autres marchés

D’autres développements sont dans les tuyaux, tantôt avec des barrières fortes aux graisses et à la vapeur d’eau, tantôt avec davantage de rigidité. Pour construire une véritable gamme baptisée Cycle Pack livrable en bobines ou en sachets préformés, destinée aux produits secs tels que les poudres, le pet-food, le sucre, les biscuits ou autres céréales. « Nous avons trouvé un moyen d’apporter de la rigidité sans augmenter l’épaisseur de film. Au contraire, nous arrivons à réduire l’épaisseur et à augmenter la rigidité de façon sélective sur certaines zones », indique Stefan Kirstetter. La barrière à l’oxygène, elle, n’atteint pas encore celle de l’alu mais cette propriété sera travaillée dans un second temps. Grâce à ce développement et à d’autres emballages mono-matériaux thermoformables en cours d’élaboration, Malengé compte doubler son chiffre d’affaires en trois ans pour passer de 4,5 M€ à 9 M€.