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PHApack: du bioplastique à l'aide de bactéries marines

François Morel |  22 Janvier 2013 | 

Le programme PHApack, animé par Breizpack est notamment soutenu par Séché environnement, Europlastiques et Triballat Noyal.

"Produire du bioplastique à l'aide de bactéries marines, à partir de ressources renouvelables", tel est l'objectif du programme PHApack animé par le réseau breton Breizpack et labellisé par le Pôle de compétitivité Valorial. Ce projet fédérateur, et unique sur le plan national, vise en fait à à développer une nouvelle filière dans le grand Ouest à travers la valorisation des résidus et des sous-produits de l'industrie agroalimentaire , en particulier de la filière végétale (fruits et légumes).

Ce programme reprend la suite du projet BioComba. Celui-ci avait pour objectif d'approfondir les connaissances et les compétences nécessaires au développement d'une gamme d'emballages aptes au contact alimentaire et basés sur ce type de bioplastique. Il s'agissait ni plus, ni moins que de chercher des solutions alternatives au pétrole.

Un bioplastique d'origine bretonne

Le bioplastique se compose à la base d'un biopolymère (nommé polyhydroxyalcanoate) (PHA) obtenu par synthèse microbienne. L'originalité est qu'on utilise des bactéries marines isolées de différents mollusques (palourdes, coques, seiches...) pêchées au large des côtes bretonnes. Celles-ci sont préalablement sélectionnées en fonction de leurs aptitudes à utiliser de substrats spécifiques carbonés. Ce sont des résidus ou des sous-produits des procédés des industries agroalimentaires locales.

Le programme PHApack, qui est en réalité la seconde phase du projet BioComba, vise justement à tester un panel élargi de substrats en relation avec les aptitudes métaboliques des souches disponibles. Il vise aussi et surtout à transposer la production microbienne de l'échelle du laboratoire à un stade pilote précédant la phase d'industrialisation.