Process Alimentaire / Flash IAA / Emploi : un accord pour le recrutement de 100 000 CDI entre 2014 et 2016

Emploi : un accord pour le recrutement de 100 000 CDI entre 2014 et 2016

P.C. |  26 Octobre 2015 | 

Dans le prolongement du Contrat de la filière alimentaire et de l’accord relatif au contrat de génération signés en 2013, les partenaires sociaux de la filière agroalimentaire ont abouti à un accord historique pour le développement des compétences et de l’emploi dans l’alimentaire. Cette accord de grande ampleur a été signé par 36 branches patronales et quatre organisations syndicales de salariés (FO, CFE-CGC, CFTC, CFDT). Il couvre 720 000 salariés et 72 établissements, avec pour principaux engagements: le recrutement de 100 000 personnes en CDI et la formation en alternance de 170 000 jeunes.

Dans le détail, il prévoit :

- le recrutement de 100 000 personnes en CDI entre 2014 et 2016, dont 50 % de jeunes de moins de 30 ans et 5,5 % de seniors de plus de 50 ans. Des objectifs mieux disants par rapport à ce que prévoyait le Contrat de la filière (90 000 CDI, dont 33 % de jeunes et 5 % de seniors).

- La formation en alternance de 170 000 jeunes entre 2014 et 2017 (contre 150 000 prévus initialement dans le Contrat de la filière de alimentaire),

- La fusion des observatoires des métiers.

- L’harmonisation des certifications qualifiantes visant à reconnaître les compétences des salariés entre les grands secteurs de la filière. Un atout pour la mobilité professionnelle.

« Avec tous les acteurs de la filière alimentaire, nous nous mobilisons activement en faveur de l'emploi en France. Nous avons rempli nos engagements dans le cadre du Pacte de Responsabilité. La progression des perspectives d’embauche passe par le renforcement de la compétitivité de nos entreprises et le maintien d’un environnement législatif et réglementaire favorable à leur développement », ont réagi Jean-Phillipe Girard, président de l’Ania, Philippe Mangin, président de Coop de France et Jean-Pierre Crouzet, président de la CGAD (artisans).

Du côté des organisations syndicales, la FGA-CFDT se félicite de voir les partenaires sociaux faire vivre un dialogue social constructif permettant de s’engager et d'avancer. Frédéric Malterre, le secrétaire national, nous avait confié en début d'année vouloir avancer sur cet accord, dans un esprit de rénégociation des objectifs à la hausse. Ce qui a finalement été le cas.

Aujourd'hui, il pointe néanmoins le fait que les financements mutualisés ne permettent pas d’atteindre les objectifs de formation. Le syndicat revendique l'augmentation de la contribution mutualisée.

Du côté de la FGTA-FO, cet accord est qualifié d'historique. Christian Crétier, secrétaire fédéral FO en charge du dossier, tient toutefois à préciser : « Si pour certains ça a la couleur du Pacte de responsabilité, ce n'est pas le pacte de responsabilité ! C'est le contrat de filière alimentaire » ! Le syndicat FO est en effet opposé à la démarche du Pacte de Responsabilité.