Process Alimentaire / Flash IAA / Le projet Canut veut éviter la dénutrition induite par la chimiothérapie

Le projet Canut veut éviter la dénutrition induite par la chimiothérapie

Stéphanie Perraut |  13 Mai 2019 | 

Le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (Clara) annonce le lancement du projet Canut (Cancer, Nutrition and Taste), coordonné par le centre de Recherche de l’Institut Paul Bocuse. L’enjeu est de mieux comprendre les modifications de perception et de comportement alimentaires induits par la chimiothérapie anticancéreuse. Au cours de ces traitements, il est fréquent de constater une diminution du plaisir de manger conduisant même, chez 39 % des patients, à de la dénutrition. L’objectif du projet est de développer, tester puis déployer des solutions adaptées aux différents profils de patients : recommandations sensorielles, nutritionnelles et culinaires (ingrédients, assaisonnement, exemples de recettes).

Le consortium réunit, sur une durée de trois ans, neuf partenaires aux expertises pluridisciplinaires (alimentation et nutrition, oncologie, neurosciences sensorielles, biostatistiques, arts culinaires et restauration) :

  • Deux centres hospitaliers, pour les études cliniques notamment (Hospices Civils de Lyon et Centre Léon Bérard)
  • Trois instituts de recherche (Institut Paul Bocuse, centre de recherche en neurosciences de Lyon et centre de recherche en nutrition humaine Rhône-Alpes)
  • Deux partenaires privés (Elior et le groupe Apicil)
  • Deux réseaux d’experts (Réseau régional de cancérologie Auvergne-Rhône-Alpes et Cancéropôle Lyon Auvergne-Rhône-Alpes).

Le projet Canut s’appuie sur un budget de 578 572 € (Métropole de Lyon, Région Auvergne-Rhône-Alpes et différents partenaires). Ces fonds serviront en particulier à financer des kits sensoriels et des repas formulés pour les patients dans le restaurant expérimental. Enfin, un guide à destination des patients et des aidants sera édité.