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Matines se restructure pour muter vers les oeufs plein air et bio

K.E. |  13 Novembre 2017 | 

La direction de Matines (groupe Avril) a présenté le 9 novembre dernier un projet d’adaptation de son activité de conditionnement d’œufs coquille. Face à la mutation du marché, la société entend accélérer sa transformation vers l’œuf alternatif (issu d’élevages en plein air et bio) pour compenser la perte de vitesse de l’œuf standard (issu d’élevages en cages aménagées). L’avenir de la société en dépend, précise le groupe. Car de cette évolution dépend sa capacité à renouer avec la croissance et à reconquérir son leadership sur le marché.

Ce virage stratégique induit toutefois une réorganisation industrielle de Matines qui n’est, socialement, pas sans conséquences. Car il impliquerait la fermeture du site de Branges (Saône-et-Loire) et la spécialisation d’une partie des activités du site de Naizin (Morbihan). « Alors que 72 suppressions de postes seraient envisagées, la direction s’engage à réduire au maximum les pertes effectives d’emploi. Elle accompagnerait chacun des salariés concernés et donnerait la priorité à la reconversion ou au reclassement et à la mobilité au sein du Groupe Avril », prévient déjà la direction qui ouvre les discussions avec les représentants du personnel et lance une procédure d’information-consultation.

Augmentation du capital de Matines de 44M€

« Les directions du Groupe Avril et de Matines sont convaincues de la capacité de la société à relever avec succès ce défi de transformation et à renouer avec la croissance. Avril s’est fortement engagé en ce sens, en procédant en juillet 2017 à une augmentation du capital de Matines d’un montant de 44 M€ », précise un communiqué.

Matines compte 357 salariés et sept centres de conditionnement d’œufs coquille situés à Branges (Saône-et-Loire – 58 salariés), Brugnens (Gers – 26 salariés), Chalamont (Ain – 48 salariés), Montdidier (Somme – 62 salariés), Montoldre (Allier – 9 salariés), Naizin (Morbihan – 54 salariés) et Trémorel (Côtes-d'Armor – 55 salariés), ainsi que 2 établissements administratifs situés à Bruz (Ille-et-Vilaine – 10 salariés) et Paris (siège, 35 salariés).