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Avril et Euralis boostent le soja français

Amélie Dereuder |  11 Septembre 2017 | 

La nouvelle unité Sojalim doit triturer 25 000 tonnes de soja non OGM par an, à destination de l’alimentation animale. Les tourteaux, coques et huiles obtenus vont alimenter volailles, porcs et ruminants français. Crédit photo Fotolia © happyculteur

Avril et Euralis ont inauguré le 8 septembre une nouvelle unité de trituration de soja à Vic-en-Bigorre (65). Elle est gérée par Sojalim, une société créée en 2016 et détenue à 55 % par Sanders-Euralis et 45 % par Avril.

Le but de cette usine est de contribuer à réduire la dépendance de la France aux importations de soja pour l’alimentation animale. En effet, l’Hexagone veut développer cette culture au niveau national en version non OGM ou bio (les 3/4 du soja produit au niveau mondial est génétiquement modifié). Un accord entre l’État et le consortium Protéines France, dont fait partie Avril, a d’ailleurs été signé en octobre 2016. Cette dynamique participe au rebond des surfaces de soja cultivées en France (140 000 ha en 2017) et doit permettre d’atteindre l’objectif de 250 000 hectares en 2025. L’unité de Vic-en-Bigorre devrait quant à elle transformer 20 000 tonnes de graines françaises et entièrement tracées, ainsi que 5 000 tonnes de soja bio afin de répondre à l’essor de l’élevage bio.

Produits lancés en Filière Qualité Carrefour

Sojalim est d’ailleurs installé sur le site de fabrication d’aliment pour bétail (volaille, porc, ruminant) de Sanders Euralis, qui pourra ainsi utiliser directement une partie des tourteaux, coques et huiles produites. Le reste de la production sera envoyé à l’usine de Lons pour la même utilisation. La trituration du soja biologique sera faite en façonnage pour le compte des Ets Aurouze, fabricant d’alimentation animale bio dans le Sud-Ouest. Un accord ayant été signé en janvier 2015 entre Avril, Euralis, Carrefour et Fipso, une partie des animaux qui auront été nourris avec ce soja 100 % français seront commercialisés chez le distributeur dans sa « Filière Qualité Carrefour ».

3,65 millions d’euros ont été investis dans ce projet, dont 750 000 euros de subventions provenant de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader).