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Vitaline relève le défi du bio dans ses substituts de repas

Amélie Dereuder |  8 Avril 2019 | 

Les mix à réhydrater de Vitaline viennent d’obtenir la certification bio. Ces substituts de repas contiennent une trentaine d’ingrédients et presque aucun additif. Crédit photo Vitaline.

La mode du bio touche tous les secteurs, y compris celui des substituts de repas nouvelle génération, type boissons fonctionnelles. Dans ce secteur, il est difficile de formuler des recettes capables de correspondre aux cahiers des charges biologique, qui autorise peu d’additifs et pas de supplémentation en vitamines et minéraux. La start-up Vitaline a relevé le défi en convertissant sa gamme de repas liquides « Daily » et ses barres d’en-cas.

Pour mettre au point une formule de repas complet compatible avec le cahier des charges bio, la start-up créée en 2015 a dû sécuriser un sourcing d’ingrédients bio et trouver des matières premières naturellement riches en protéines, vitamines, minéraux et omégas 3. Le tout en conservant un faible index glycémique et en assumant une durée de vie de trois à quatre mois. Les mix et barres sont aussi fabriquées avec des « super-aliments » pour doper les caractéristiques nutritionnelles sans ajout de vitamines et minéraux. On citera par exemple le maca, l’acérola, l’açaï, le moringa, le thé vert, le shitake, l’amla, la spiruline ou le lichen.

Un mélange d’huiles développé sur-mesure

La question de la matière grasse s’est aussi trouvée déterminante. Ne trouvant pas d’huile labellisée bio répondant à ses exigences, Vitaline a lancé un projet de co-développement d’une huile sur-mesure avec Creathes, spécialiste de la microencapsulation. Ils ont ainsi créé un mélange d’huiles de tournesol oléique, de colza et de lin, afin d’obtenir un bon profil lipidique et suffisamment d’omégas 3. L’huile est atomisée sur un support de manioc et de fibres d’acacia, que Vitaline est le seul acteur à utiliser aujourd’hui. L’avantage du sirop de manioc est qu’il possède un indice glycémique plus faible que les maltodextrines de blé ou de maïs. Il permet aussi de s’affranchir d’un support à base de lactose, qui peut provoquer des inconforts digestifs. De leur côté, les fibres d’acacia ont un effet prébiotique. L’apport en protéines (entre 18 et 20 % de la formulation) se fait par des protéines de lait et de pois, parfois aussi avec de la courge. Des farines de lin, de sarrasin, de châtaigne… sont également présentes pour compléter la recette.

Nutri-Score A

La formulation permet d’obtenir un Nutri-Score A sur les mix à réhydrater et sur les barres. D’autre part, la recette a beau contenir beaucoup d’ingrédients, elle contient peu d’additifs. On compte par exemple un antioxydant, l’extrait de romarin. Vitaline met donc en avant un score de 90 à 100/100 sur l’application Yuka.

Deux nouvelles saveurs salées sont en cours de développement pour élargir la gamme à boire, ainsi que deux nouvelles barres, qui seront lancées dans quelques semaines.

La société installée à Paris possède aussi une offre « Catalyst », dédiée aux sportifs et « Focus » pour la concentration. Ces solutions sont constituées de poudres à réhydrater et remplacent un repas (400 kcal). Ces dernières ne devraient pas être concernées par un passage en bio (bien que 80 % de ses ingrédients le soient) puisqu’elles emploient des vitamines et minéraux ajoutés, incompatibles avec la réglementation biologique.