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Prix Process Alimentaire « Spécial 20 ans »

Trophée du Meilleur Partenariat Développement Durable : 11 candidats en lice

Maria Guillon |  6 Avril 2009 | 

Process alimentaire remettra le prix du meilleur partenariat Développement durable le 10 mars prochain, lors de la soirée du CFIA.


Le magazine Process Alimentaire a été créé en mars 1989. Il y a 20 ans. Nous avons décidé de fêter cet anniversaire au moment du CFIA de Rennes en remettant lors de la soirée des exposants, le 10 mars, un prix spécial Process Alimentaire. Ce prix récompensera le meilleur partenariat Développement Durable entre un fournisseur et un industriel.

Les 11 candidatures :

Aceria – Coopérative Océane
- Problématique : La coopérative maraîchère Océane souhaitait se doter d’une image en adéquation avec celle de ses adhérents qui utilisent des solutions écologiques novatrices comme la cogénération ou les chaudières à bois pour le chauffage des serres.
- Solution : Aceria a optimisé le bilan énergétique de la plate-forme d’expédition grâce à une centrale photovoltaïque de 3600 m² installée avec Enero (600 000 kWh/an).
- Bénéfices : La centrale couvre intégralement les besoins en énergie de la plate-forme (550 000 kWh/an).

Adent Ingénierie – Cereco
- Cereco, fabricant de céréales biologiques, a choisi de réaliser l’extension de son site de production de Domagné (35) respectant ses exigences éthiques et écologiques.
- L’extension, en bardage bois, isolée en chanvre et bio-briques, intègre un sas bioclimatique, un système de récupération des eaux de pluie ainsi qu’une centrale solaire de 1360 m².
- La centrale de 60 000 kWh/an fournit 30 % des besoins du site.

Aigremont- Biscuiterie de l’Abbaye
- La biscuiterie ornaise a travaillé avec son fournisseur de graisse de palme pour réduire la quantité des emballages intermédiaires.
- La suppression du carton de groupage de box a nécessité une robotisation de la palettisation et une automatisation du filmage. Le projet a contribué à améliorer les conditions de travail et gagner en main d’œuvre.
- Sur chaque palette, 4,752 kg de carton est remplacé par 500 g de film étirable recyclable, soit une économie annuelle de 264 tonnes de carton.

Anios – Sobeval
- L’abattoir de veaux a repensé totalement ses protocoles de nettoyage pour réduire ses rejets en chlore, soude et potasse, ainsi que sa consommation d’eau.
- L’utilisation des détergents tri-enzymatiques Aniosterase permet un moussage direct après démontage, sans prélavage, avec un temps de contact plus court et une température d’eau plus basse.
- Economie de 18 % de la consommation de gaz, de 8 % en eau et réduction du temps de nettoyage de 1 à 2 h par opérateur

Atlas Copco – Blédina
- Atlas Copco a effectué l’audit et optimisé le réseau d’air comprimé du site briviste de Blédina (alimentation infantile).
- Les deux centrales d’air comprimé ont été remplacées par une seule et unique centrale, qui réduit le nombre de compresseurs utilisés, minimise les fuites et les marches à vide. La centrale intègre un compresseur à variation de vitesse avec sécheur d’air (classe 0 sans huile).
- L’installation a permis de sécuriser la stérilisation des coupelles bébé, et d’économiser 3 % sur la facture d’électricité, correspondant à 35 000 €/an.

Le Garrec - Atelier de l’Argoat
- L’andouillerie cherchait un moyen de valoriser ses sous-produits animaux, tout en désaturant sa station d’épuration.
- Le chaudronnier Le Garrec a installé un réseau de tuyauteries permettant de collecter les bouillons riches en graisses animales émanant des marmites et cellules de cuisson. Les flux sont acheminés vers un séparateur lamellaire statique conçu par Biothermie qui isole les huiles pures (valorisation thermique), les précipités solides (valorisation petfood) et les eaux (traitées par la step).
- Total : Valorisation de 60 t/an de cretons (200 €/t) et de 200 t/an d’huiles animales en vapeur et eau chaude (90 % des besoins). La quantité de rejets ultimes est passée en-dessous du seuil des 20 t/an.

Ecolab – Fromagerie Milleret
- La problématique principale de la Fromagerie Milleret résidait dans la réduction des coûts liés au traitement des rejets de phosphore.
- Ecolab a proposé des produits de nettoyage sans phosphore et sans azote et mis en place de nouvelles procédures de nettoyage, avec un compteur d’eau.
- Bilan : Economie de 40 kg de phosphore et de 44 kg de nitrate par jour, résultant en un gain de 20 000 €/an du à la suppression des produits floculants et au traitement des boues. L’audit réalisé sur les NEP a réduit les consommations d’eau de 20 %.

GEA Matal – Brocéliande ALH
- La charcuterie souhaitait traiter l’eau issue du condenseur évaporatif sans produit chimique (lutte contre les légionnelles).
- Le VRTX de GEA Matal est basé sur un principe mécanique propre : la cavitation hydrodynamique. Il modifie les propriétés physico-chimiques de l’eau traitée et détruit toute activité microbiologique (dont les légionnelles). Un filtre autonettoyant ôte les particules en suspension et fait office de purge.
- Economie globale prévue de 5000 €/an et réduction des consommations d’eau (taux de déconcentration passé de 2,5 à 4,5)

Leroy-Somer – Coopérative Le Gouessant
- Le fabricant d’alimentation animale souhaitait réduire la consommation d’énergie de sa ligne de broyage, qui représentait à elle seule 25 % de l’énergie électrique totale consommée dans l’usine.
- Leroy-Somer a installé sa solution Dyneo, composée d’un moteur synchrone à aimants permanents et d’un variateur de vitesse, ainsi qu’un nouvel accouplement élastique entre l’arbre moteur et l’arbre du broyeur – lignage laser.
- Total : 30 % d’économie d’énergie sur le broyage du blé, 20 % sur celui de l’orge.

Vapran – Bionis
- La société Vapran avait besoin de limiter voire supprimer les rejets directs en rivière des eaux de la station d’épuration de l’usine en période d’étiage (saison sèche).
- La mise en place d’un biofiltre végétal (plantation de 11 ha de saules) a permis de tendre vers le zéro rejet et de créer une ressource en énergie renouvelable. Les canalisations enterrées offrent une micro-irrigation autorégulée.
- Réduction de 240 à 310 m3/jour des rejets directs en rivière en période d’étiage, et biomasse valorisée en bois de chauffage (récolte tous les 2/3 ans).

Veolia Water – Cooperl
- La Cooperl souhaitait doubler la capacité de traitement de la station d’épuration de son site de Lamballe (22).
- Veolia Water a installé un bioréacteur à membranes immergées (procédé d’ultrafiltration Biosep) suivi d’une unité d’osmose inverse.
- L’eau ultrafiltrée est récupérée pour le lavage des bétaillères et l’usine d’incinération, l’eau osmosée utilisée pour la brumisation des porcs avant abattage, le lavage de la porcherie et l’alimentation des tours aéroréfrigérantes. Volume d’eau recyclé : 403 000 m3/an (43,6 %).

Pourquoi Process Alimentaire lance un prix ?

Chacun sait que les magazines professionnels de référence sont un observatoire privilégié de l’innovation, ce qui leur vaut d’être souvent sollicités pour participer à des jurys. Le magazine Process Alimentaire a décidé d’aller plus loin en créant son propre prix, à partir de 2009, qui sera une année marquante puisque nous fêterons les 20 ans du magazine.
Le jury est composé de journalistes du magazine et de cinq experts : Patrick Danvert (Ademe), Sylvie Brichet (Anticipa - Agence de développement industriel du Tregor), Roland Cariou (CCI Bretagne), Vincent Morisset (EDF R&D) et Michel Pinel (Valorial).