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Comment optimiser ses consommations d'énergie

Stéphanie Perraut |  4 Avril 2016 | 

WebTV CFIA sur la performance énergétique. Découvrez les témoignages d'Alain POUESSEL, responsable technique, Délices du Valplessis, Antoine BUREAU, ingénieur projets, coopérative Le Gouessant, Paul DEMENNEVILLE, responsable Méthodes et Process, Doux, Ralph DAPSANSE, responsable des Ventes Grandes Entreprises Ouest, EDF – Direction Commerce Ouest et Dominique RAMARD, Conseiller régional de Bretagne, délégué à la transition énergétique. Un débat animé par Pierre CHRISTEN, rédacteur en chef de Process Alimentaire.

Comment optimiser les consommations énergétiques ? Experts et industriels ont témoigné lors d'une webTV organisée par Process Alimentaire, avec l'appui de l'ABEA (Association bretonne des entreprises agroalimentaires) sur le salon Cfia. Les trois entreprises (Doux, Le Gouessant et Délices du Valplessis) ont participé au prix Energ'IAA, organisé par Process Alimentaire, avec le soutien d'EDF-programme Enbrin et le parrainage du Conseil régional de Bretagne et de l'ABEA. Elles ont aussi participé à l'action collective "Performance environnementale et énergétique" portée par l'association d'industriels.

Ont témoigné :

  • Alain POUESSEL, Responsable technique, Délices du Valplessis,
  • Antoine BUREAU, Ingénieur projets, Coopérative Le Gouessant,
  • Paul DEMENNEVILLE, Responsable Méthodes et Process, Doux,
  • Ralph DAPSANSE, Responsable des Ventes Grandes Entreprises Ouest, EDF – Direction Commerce Ouest,
  • Dominique RAMARD, Conseiller régional de Bretagne, délégué à la transition énergétique.

Vous retrouverez dans la vidéo, en bas de l'article, les échanges structurés autour de quatre temps forts :

  • Enjeux,
  • Méthodologie,
  • Actions entreprises,
  • Bilan et perspectives.

Des enjeux économiques et environnementaux

(vidéo, 2:55)

« Il faut s'approprier la question énergétique pour être plus autonome dans nos choix et pour que le territoire et ses acteurs puissent préparer plus sereinement leur avenir », affirme Dominique Ramard, conseiller régional de Bretagne et délégué à la transition énergétique. Si l'enjeu est clairement posé dans le Grand Ouest, avec la conclusion en 2010 du Pacte électrique breton, ses perspectives sont transposables sur l'ensemble du territoire métropolitain. « Nous sommes partie prenante dans ce dispositif en faveur de l'environnement à travers trois axes : l'efficacité énergétique, le développement des énergies renouvelables et la limitation des appels de puissance à la pointe. Il s'agit d'aider nos clients à consommer moins, mieux et en émettant moins de carbone », illustre Ralph Dapsanse, responsable des ventes Grandes Entreprises Ouest pour EDF.

(6:40) Du côté des industriels, l'enjeu de la compétitivité est moteur. Pour Alain Pouessel, des Délices du Valplessis, qui a remporté le prix Energ'IAA 2016, la politique développement durable allie performances environnementale et économique. Paul Demenneville chez Doux souligne l'intérêt de réduire "un poste de charge non négligeable dans les coûts industriels". C'est aussi la "maîtrise des coûts de production dans un contexte de politique environnementale respectueuse" qui est mise en avant par Antoine Bureau pour la coopérative Le Gouessant.

Une démarche structurée et accompagnée

(vidéo, 8:58)

Point commun des trois témoins industriels : le déploiement d'une démarche d'économie d'énergie structurée, avec une prise de conscience collective et l'implication de la direction. Les étapes clés pour mener à bien le projet sont sensiblement les mêmes dans chaque cas. Tout d'abord une équipe projet est constituée avec des représentants des équipes techniques et de production, autour d'un pilote ou d'un référent énergie. La situation de l'usine est analysée à la loupe, avec souvent des investissements significatifs dans l'instrumentation, un point fort de la démarche de la coopérative Le Gouessant (12:29). Les Délices du Valplessis ont de leur côté mis l'accent sur l'analyse comparative avec la définition de consommations de référence et le suivi des dérives (14:45). Le groupe Doux veille à stimuler les échanges intra et intersites pour dupliquer les bonnes pratiques (10:18). Un constat : la mise en place de la norme Iso 50 001 se généralise et explique pour partie ce niveau élevé de structuration dans les démarches énergétiques (20:19).

Des actions efficaces et riches en perspectives (à partir de 26:03).

La société Les Délices du Valplessis, spécialisée dans les glaces, crèmes et desserts glacés, a tout naturellement porté son attention sur le froid industriel avec notamment la mise en oeuvre d'un système de commande prédictive de l'installation. L'objectif était d'ajuster au mieux la production de froid aux besoins. «Pour y parvenir, nous avons également installé des solutions de variation de fréquence et la haute pression flottante. Ces actions présentent des retours sur investissement très intéressants », ajoute Alain Pouessel, responsable technique. La société a construit un plan d'action sur trois ans et entend s'attaquer prochainement à de nouveaux chantiers, et tout particulièrement travailler à l'implication des équipes.

Doux a également fait le choix de la haute pression flottante et aussi de la récupération de chaleur sur le groupe froid. Le volailler met l'accent sur l'efficacité de solutions d'économie ne nécessitant pas d'investissement. La conduite au plus juste des équipements, comme par exemple la planification retardée du démarrage d'un compresseur, évite de surconsommer de l'énergie. Le groupe a également choisi de remplacer progressivement ses lampes par des led, certes plus onéreuses à l'achat mais au fonctionnement nettement plus économique. Non certifié à ce jour, Doux prévoit de déployer la démarche Iso 50 001 sur un site pilote d'ici 2017. Ceci permettra de structurer son système de management de l'énergie mais aussi d'identifier de nouveaux leviers d'amélioration.

Le Gouessant a lui aussi travaillé à l'optimisation de la conduite des process et à la conception des réseaux. « Pour la vapeur par exemple, nous avons veillé à fermer les réseaux au plus près de la production pour limiter les déperditions » , illustre Antoine Bureau, ingénieur projet. Parmi les prochains challenges relevés par le groupe coopératif, la valorisation de la chaleur fatale et le déploiement de solutions de suivi des consommations en temps réel.