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Lima est en pleine croissance

Isabelle Dulau |  7 Juin 2011 | 

Un filtre de séparation pour viande "gros grains" développé par Lima.

À 30 ans, Lima, constructeur français de séparatrices de viande est en pleine croissance : 70 agents dans 45 pays, + 29 % de chiffres d'affaires. La technologie évolue peu mais elle sert plus de filières. Lima apporte de la nouveauté via une gamme élargie et la sécurité des machines.

La viande séparée mécaniquement connaît un succès certain partout dans le monde. Lima est présent sur les marchés internationaux grâce à son réseau de 70 représentants. « L'Europe de l'Est et la Russie sont en forte progression et depuis quelques mois l'Asie et la Chine, apprécie Denis Le Guillou, président de Lima. L'année 2011 va être très forte. Nous avons déjà vendu 60 machines, contre 80 en 2010. »

Diversité de marchés, variété de machines

D'autres champs d'applications que la viande se développent : la séparation gras/couenne pour la production de gélatine, la récupération de cartilage pour la pharmacie et les soins. Dans la filière végétale, les débouchés sont la production de purée d'artichaut, la séparation peau et pulpe d'avocat, et même l'extraction d'huile d'olive. Pour satisfaire les exigences des applications, 52 machines composent la gamme de séparatrices, les capacités s'étendent de 150 kg/h à 13 t/h en fonction des produits avec des pressions de 8 à 200 bars et des tailles de grains du 1/10 de mm jusqu'à 3 à 5 mm suivant la qualité souhaitée. Pour les développement de machine, Lima dispose sur site d'une halle d'essai en condition de production agroalimentaire.

Nouveaux systèmes de sécurité

Depuis les années 1990 et les premières machines basse pression, les technologies de séparation de viande ont peu évolué. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de développement. Denis Le Guillou, président de LIMA commente « Nous avons développé des systèmes de sécurité proches des normes des hachoirs.» Les nouvelles séparatrices sont équipées de barre de sécurité autour de la trémie. Un miroir permet d'observer facilement le niveau de matière. De plus, un marche-pied a été fixé sur la machine pour simplifier les procédures de nettoyage. Enfin, une barre empêche le démarrage de la machine en cours de montage/démontage. Toutes les machines sont assemblées dans l'atelier de 2200 m2 à Quimper (Finistère). La PME de 20 salariés assure également tout le service après-vente et la réparation des pièces.