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Séchage : trois procédés originaux pour gagner en qualité

Stéphanie Perraut |  13 Novembre 2017 | 

La prochaine édition du salon Powtech se tiendra à Nuremberg du 9 au 11 avril 2019.(Crédit NuernbergMesse / Thomas Geiger)

Le séchage constitue l’une des étapes les plus coûteuses et dénaturantes dans la transformation des poudres. Les stratégies pour concurrencer l’atomisation ou la lyophilisation se multiplient, à l’instar de ces trois technologies présentées lors du salon Powtech 2017.

Italvacuum réduit les contraintes mécaniques et thermiques

Pour les produits humides thermosensibles, Italvacuum a conçu le Planex System, un sécheur horizontal à palettes sous-vide qui se distingue par son agitateur excentrique à deux mouvements indépendants : une rotation sur son axe et un mouvement tangentiel à la chambre de séchage. La surface du produit est entièrement exposée à l'évaporation, pour un séchage plus rapide. Des pales spécifiques de petite dimension évitent dans le même temps la surchauffe du produit par frottement avec la cuve. Le faible jeu entre les parois et les pâles réduit le risque de collage ou d’agglomération, ce qui facilite la vidange. Le constructeur estime que la consommation d’énergie est trois fois inférieure à celle d’un sécheur traditionnel, avec des contraintes mécaniques et thermiques réduites dans les mêmes proportions.

En France, la solution est distribuée par la société Feucht, qui met à disposition un pilote de 300 litres. La gamme s'étend de 300 l à 4400 l de volume brut.

Fluid Air concurrence l’atomisation et la lyophilisation

Présentée lors du salon Cfia Rennes 2017, l’unité de séchage Polar Dry développée par la division Fluid Air de Spraying Systems revient avec une gamme élargie.

« Avec cette technologie de pulvérisation électrostatique, nous nous positionnons en tant que remplaçant de la lyophilisation sur des produits à haute valeur ajoutée, comme les vitamines ou les probiotiques », précise Michel Thénin, président de Fluid Air. Le procédé assure la migration de l’eau ou du solvant vers la surface de la gouttelette et du principe actif vers le cœur. La température nécessaire pour l’évaporation en est réduite et les ingrédients actifs par conséquent mieux préservés. Il devient également possible de produire des particules humides, collantes ou agglomérées. « Aux capacités de 1, 4 et 32 kg se sont ajoutées quatre références, de 50 à 200 kg. Ce qui nous permet de proposer des capacités évaporatoires jusqu’à 200 litres d’eau par heure », complète-t-il.

Kreyenborg dompte les infrarouges

Le constructeur allemand Kreyenborg a développé un sécheur tambour mettant en œuvre le rayonnement infrarouge.

Baptisé FoodSafety-IRD, il peut débactériser, toaster, sécher ou encore enrober – grâce à des dispositifs de vaporisation – une grande variété de produits en vrac. Le système est conçu de manière à être plus simple à utiliser qu’une solution à vapeur, sans compromis sur la qualité de débactérisation. Kreyenborg annonce une réduction minimale de la contamination de 5 log. La mise en œuvre d’un rayonnement à ondes courtes assure un chauffage rapide (de l’ordre de quelques minutes), sans impact sur la couleur du produit. La rotation du tambour garantit un traitement homogène du lot. Un capteur spécifique vérifie que le produit atteint, sans la dépasser, une température seuil pré-définie.