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Tranchage dans le biais : automatique ou robotique ?

Maria Guillon |  20 Avril 2010 | 

Le trancheur biais SC 125V est un développement Geba/Lassoudry. Sa cadence est de 80 cps/min sur des steaks de 100g, soit environ 350-450 Kg heure, en poids fixe.

En matière de tranchage des produits carnés, l’innovation est tirée par la demande de la grande distribution pour des portions à poids fixe. Tandis que les industriels sont confrontés au manque de main d’œuvre qualifiée et à la problématique des troubles musculo-squelettiques. Automatisation et robotisation sont deux solutions actuelles qui s’appliquent avec d’autant plus de talent sur les muscles plats à trancher en biais, comme la bavette.

Trancheur Geba : disponible avant l’été

« Le tranchage biais présente l’avantage de fournir une surface visuelle importante », souligne Vincent Lefebvre, directeur commercial de Lassoudry, qui distribue le trancheur Geba en France. Le spécialiste du tranchage du saumon fumé travaille depuis trois ans à l’adaptation de son système pour les morceaux plats de viande. Basé sur un mouvement de va et vient d’un couteau sciant, il travaille à un angle déterminé (entre 8 et 45°), visant une épaisseur et un poids cibles. Une caméra associée à un laser scanne la pièce, avant d’agir sur l’angle de coupe et l’avancée du tapis à picots. Geba doit encore optimiser le soft en fonction des types de muscles pour le rendre le trancheur disponible avant l’été.

Robot Alci : Première application dans le boeuf

La cellule de tranchage robotisée DRIMB d’Alci reproduit ce que fait un boucher avec son bras. Elle préserve particulièrement la forme et l’aspect des muscles plats.

Alci a commencé ses premiers essais de robotisation du tranchage de la bavette (lire Process Juillet 2008 p.59) dès 2006. L’essai est aujourd’hui transformé, avec une première application chez un leader du bœuf en France. « Elle permet de maîtriser le poids et l’épaisseur tout en conservant la forme naturelle des tranches. Le taux de constance du poids dépasse les 69 %, explique Hervé Turchi, président de la société montpelliéraine. L’angle d’attaque (entre 17 et 19°) et la trajectoire de coupe, adaptés à chaque descente de la lame, ne sont jamais les mêmes du fait de la conformation complexe du muscle ». Ce système présente l’avantage de dissocier les tranches juste après la découpe grâce à un petit mouvement de la tête du robot, assurant une cadence de 250 kg/h.

> Lire les nouvelles pistes de développement d’Alci dans notre Dossier d’Avril 2010.