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"Usine agroalimentaire du futur" : cap sur l’efficacité énergétique !

P.C. |  4 Mars 2015 | 

La solution d’Energiency, start-up émergée par BDI et la Meito permet de circuler dans une usine virtuelle grâce à des lunettes 3D et de visualiser en temps réel les flux énergétiques.DR.

Parallèlement à Energ’IAA 2015, le prix Process Alimentaire de la performance énergétique en Bretagne, l’espace « Usine agroalimentaire du futur » met à l’honneur l’efficacité énergétique et la maîtrise des consommations énergétiques (Hall 10 A – n° A31/B32). L’opération organisée par Bretagne Développement Innovation (BDI) et le pôle de compétitivité Valorial connaît chaque année un franc succès, grâce à son état d’esprit prospectif et réaliste. « Le principe est de se projeter dans 5, 10 ou 15 ans et d’imaginer les solutions de demain de manière concrète. Notre ambition est de montrer que le secteur agroalimentaire est tout aussi innovant que les autres secteurs industriels », souligne Jean-Bernard Simier, directeur Agriculture et Agroalimentaire de BDI. « Notre but est d’attirer l’attention des visiteurs sur les fruits de travaux de R&D en passe d’être mis sur le marché ou sur des produits encore peu connus d’un public pourtant bien averti», ajoute Jean-Luc Perrot, directeur de Valorial.

Le stand collectif valorise les expertises du réseau de l'innovation de l’ouest : IDMer, ZOOPOLE Développement, le Pôle Cristal, ADRIA Développement, Breizpack, l’Institut Maupertuis, la Meito, Bretagne Commerce International et Agrocampus Ouest.

De plus, le plateau de l’Usine agroalimentaire du futur met à l’honneur trois démonstrateurs, développés par des adhérents du pôle Valorial : de la start-up Energiency, émergée grâce à BDI et la Meito, au groupe mondial Schneider Electric en passant par l’ETI Cesbron partenaire de l’institut de recherche IRSTEA et du centre technique Pôle Cristal.

Froidloc : le froid ultrapropre localisé

Conçue entre 2006 et 2008 par Irstea et le Pôle Cristal, la technologie du froid localisé a été consolidée et validée lors d’un projet Valorial (2012-2014). Cette solution est désormais industrialisée, la licence ayant été accordée depuis un an à Cesbron. Le principe : améliorer les conditions de travail des opérateurs grâce à un froid localisé sur la chaîne, sans barrière physique. En clair, l’ambiance de travail est à 15-16 °C quand le flux d’air froid et propre localisé sur ligne est à 4°C. « Le degré de propreté sur la ligne est du niveau d’une salle blanche de microélectronique », précise Frédéric Bazantay, directeur du Pôle Cristal. Pour faciliter la diffusion de cette technologie de rupture, les trois partenaires ont conçu un démonstrateur. Il est associé à une tablette qui via un système de réalité augmentée développé par Subocéana permet de visualiser la répartition des températures, les flux d’air et les zones propres.

Energiency : économiser de l'énergie grâce à la réalité augmentée

Entrez dans l’énergie intelligente ! La start-up française Energiency créée par Arnaud Legrand dévoile sa nouvelle application Energiency Augmented, fruit d’un appui de BDI et de la Meito (programme AgrEtic). Elle permettra au visiteur d’incarner un opérateur qui fabrique des produits laitiers stérilisés sur plusieurs machines en utilisant le moins d’énergie possible. La technologie présentée utilise une plateforme Internet des objets pour connecter des capteurs au moteur de calcul big data d’Energiency afin de traiter l’information en temps réel. Une application de réalité augmentée sur des lunettes en mains libres ou sur smartphone (téléchargeable par le visiteur) permet de visualiser les économies réalisées tout au long du process. Cette plate-forme constitue le premier démonstrateur qui réunit les technologies de l’Internet des objets, du big data et de la réalité augmentée en situation concrète pour l’industrie agroalimentaire.

Schneider Electric donne les clefs du pilotage énergétique

Schneider Electric présente un démonstrateur basé sur la solution logicielle EcoStruxure commercialisée depuis 2012. « L’objectif est de montrer les gains envisageables dans le pilotage», explique Nicolas Bulcke, responsable marketing agroalimentaire. Cette plate-forme logicielle va pouvoir gérer à la fois la gestion technique du bâtiment, les process, les énergies, etc., sous forme de briques, ce qui en fait une solution modulaire et personnalisable, en fonction du besoin de client. « Par exemple une hausse ou une chute dans les consommations va faire apparaître un dysfonctionnement, qui peut être corrigé par une personne sur site en gestion temps réel. C’est aussi une source de benchmark entre sites », indique-t-il. L’évolutivité est assurée par des logiciels communicants.