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Détection des défauts : la vision très affûtée

Anne-Katell Mousset |  11 Octobre 2011 | 

En fin de chaîne les produits sont contrôlés par vision. Une caméra sur le dessus vérifie la conformité du produit. Une autre en dessous s’intéresse à l’étiquetage.


En termes de contrôle en ligne, la vision prend de plus en plus de place. Au départ assez frileux, les industriels de l’agroalimentaire y viennent les uns après les autres et profitent maintenant de technologies développées, de façon importante, dans d’autres industries comme l’automobile par exemple. Il est vrai que cette technologie offre de nombreux avantages. Elle est d’abord sans contact et en ligne et autorise dès lors le contrôle de la totalité de la production. L’importance de la lumière pour la prise d’image.

En quoi consiste ce que l’on appelle la vision en industrie ?

Il faut préciser que les systèmes de détection de défauts par la vision ne sont pas constitués uniquement de caméras. Il s’agit en fait d’un ensemble comprenant caméras, systèmes d’éclairage,
et logiciels de traitement.
« La façon dont le produit va être éclairé est l’une des parties les plus importantes, explique Carole Besnard, directrice marketing de Luceo. Certains détails que nous allons considérer comme des défauts sont tellement minimes qu’il ne faut absolument pas qu’il y ait la moindre ombre. La prise d’image optimale est la clef d’entrée d’un contrôle performant ».
A ce titre chez Luceo, un ingénieur est embauché à plein-temps pour trouver les meilleures conditions de prise d’images selon le produit, la machine et les défauts à analyser. La lumière est en effet d’une aide précieuse. Comme dans ce système de diagnostic de vitalité des oeufs mis en place par la société Uratek : « En éclairant l’oeuf par le dessous, nous jouons sur la transparence de la coquille pour voir l’intérieur et ainsi caractériser les oeufs », explique Thierry Antonini, directeur projets de la société. Une fois l’image prise, reste à l’analyser et la rendre compréhensible. C’est le travail des algorithmes.
Certaines solutions sont vendues clefs en main par des fabricants de caméras comme Cognex, mais leur utilisation se limite à des détections de code-barres ou lecture de DLC.

Travailler les algorithmes

Dès qu’un industriel souhaite être un peu plus fin dans la détection, il faut travailler sur ces algorithmes. Chez Luceo ce sont quatre informaticiens qui travaillent à temps plein sur le sujet. « Améliorer ces systèmes d’acquisition et de traitement de l’information a permis de nettement augmenter les cadences de contrôle qui atteignent maintenant 87 000 inspections par heure », note Thierry Michelet d’ATM, citant l’exemple d’une machine installée chez un fournisseur d’emballages pour l’agroalimentaire. Mais que peut-on réellement contrôler grâce à ces systèmes de vision ? La vision dans l’agroalimentaire touche trois domaines. Tout d’abord le process où la technologie va permettre de calibrer, contrôler la forme du produit, l’aspect de surface ou encore les couleurs.
Ensuite,du côté de l’emballage les systèmes de vision vont contrôler son intégrité (scellage, qualité du bouchage), mais également sa conformité, que ce soit la position des étiquettes mais également la conformité de la DLC et du code-barres. Enfin, les systèmes de vision ont également un impact sur la logistique que ça soit par exemple le guidage d’un robot d’encaissage ou la lecture des étiquettes.

Retrouvez la suite dans le numéro d'octobre 2011 du magazine :

  • La solution Uratek pour contrôler la fraîcheur des poissons
  • Objectif zéro défaut pour les emballages avec Lucéo
  • La solution ATM pour vérifier la conformité des emballages
  • Les solutions de nez, langues et œil électronique d'AlphaMos