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Qualité

L'UE étudie Campylobacter et Salmonella dans les poulets

Josselin Moreau |  23 Mars 2010 | 

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a publié la semaine dernière les résultats de la première étude de présence de Campylobacter et de Salmonella réalisée en 2008 dans les abattoirs de poulets. Parmi les principaux enseignements, l’étude confirme la forte prévalence de Campylobacter dans 71% des poulets avant abattage et 76% des carcasses au moment de la réfrigération. En France, ces chiffres atteignent respectivement 76,1% et 88,7%. Salmonella, première cause de Tiac en Europe, est quant à elle détect dans 15,7% des carcasses, et 7,4 % en France.

Forte prévalence de Campylobacter

Campylobacter jejuni est présent sur 51% des carcasses analysées à l’échelle européenne. La France présente quant à elle une prévalence de 72%, devant le Royaume-Uni (65%). Sur son site Internet, l’Afssa rappelle que « les campylobacters sont des bactéries présentes dans le tube digestif, peuvent se retrouver sur la peau de la volaille mais jamais dans le muscle. Le campylobacter ne prolifère pas dans l’aliment, il est peu résistant au froid et à la chaleur. ». Les principales mesures d’hygiène consistent à éviter le contact de la volaille crue avec d’autres aliments, à cuire les viandes à cœur (65°C), à laver ses mains et ustensiles de cuisine, et à jeter ou cuire les marinades ayant été en contact avec le poulet cru.

Salmonella

En moyenne, 15,7 % des carcasses examinées sont contaminées, avec des variations importantes allant de 0,3% à 85,6% (Hongrie) suivants les États membres. La France a quant à elle détecté la présence du pathogène dans 7,4% des cas, dont 6,7% sur Salmonella Enteritidis et 0,2% sur Salmonella Typhimurium, principal sérotype responsable des toxi-infections alimentaires collectives. En 2008, Salmonella reste la première cause de Tiac en France dans 29,5% des intoxications confirmées. Elle provoque l’hospitalisation dans 61% des cas. Le réseau de surveillance Salmonella coordonné par l’Afssa Lerqap constate de son côté l’émergence de certains variants monophasiques (ayant perdu un phase flagellaire) et, dans une moindre mesure, immobiles (ayant perdu les deux phases flagellaires) du sérotype Typhimurium. Un premier cas de contamination par un sérotype monovariant a d’ailleurs été détecté en France en 2009 en lien avec la consommation d’un tiramisu. En Europe, le Royaume-Uni et la France sont les deux premiers pays producteurs de volailles avec respectivement 816 millions et 706 millions de poulets abattus chaque année.