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Qualité

La Commission européenne veut mettre fin aux produits à double niveau de qualité

Marjolaine Cérou |  9 Octobre 2017 | 

Des poissons panés surgelés ont été répertoriés parmi les produits à double niveau de quali. Ils présentaient une quantité de poisson variable selon les pays alors qu’ils ont le même emballage. Crédit photo : Fotolia.

Des cafés de la même marque avec moins de caféine mais plus de sucre, des poissons panés surgelés avec moins de poisson… Les exemples de sous-qualité repérés dans les pays d'Europe de l'Est sont légion. La Pologne, la République Tchèque, la Hongrie et la Slovaquie ont réagi vivement en début d'année auprès de la Commission européenne, lui demandant de légiférer.

"Je n'accepterai pas que des entreprises vendent des aliments de plus faible qualité dans certains pays européens, alors que le packaging et la marque sont les mêmes. Nous devons équiper les autorités nationales avec des outils puissants pour mettre fin à ces pratiques illégales lorsqu'elles existent", a déclaré Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne.

A défaut de nouveau règlement, Bruxelles a proposé une série d'orientations visant à faire appliquer la réglementation existante. Ces pratiques sont en effet déjà interdites. Le guide de la Commission européenne rappelle que les autorités nationales peuvent s'appuyer sur le règlement Inco, qui demande qu'une information suffisante et valide soit pourvue aux consommateurs, et sur la directive sur les pratiques commerciales déloyales, qui interdit de marketer de manière identique deux produits différents.

Une méthodologie pour les tests comparatifs

En complément des guidelines (cliquez ici pour les consulter), la Commission a injecté un million d’euros dans l'élaboration d’une méthode harmonisée visant à améliorer les tests comparatifs, de manière à ce que les Etats membres puissent s'appuyer sur des preuves objectives. Un autre programme vise à financer le travail de collecte de preuves et de mise en œuvre d'actions coercitives.

En parallèle, les industriels ont annoncé qu'un code de bonnes pratiques sera publié cet automne.