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Bivalves. Les phycotoxines détectées plus vite

Anne-Katell Mousset |  26 Avril 2011 | 

Les huîtres, tout comme les moules ou les coquilles Saint-Jacques font régulièrement l’objet d’interdiction de commercialisation pour cause de phycotoxines. Crédit : Fotolia.com

Tous les ans, le phénomène refait surface : les préfectures interdisent à la vente des coquillages. En effet, avec la montée des températures, dès avril les conditions sont propices au développement de micro-algues et avec elles, à la présence de phycotoxines dans les mollusques. Utilisé jusqu’à peu, le test dit de la « souris », jugé peu fiable selon les ostréiculteurs et selon un avis de l’Efsa, a été remplacé par des tests alternatifs. Ceux-ci assurent une aussi bonne, voire une meilleure sensibilité, et des résultats plus rapides. Le 10 janvier dernier, le règlement européen n° 11/2011 est venu modifier le règlement n° 2074/2005 concernant les méthodes d’analyses reconnues des biotoxines marines chez les mollusques bivalves vivants. Il s’appliquera à compter du 1er juillet 2011.

Des résultats en 24 h

Les principales phycotoxines sont regroupées dans trois catégories, correspondantes aux symptômes qu’elles provoquent. Les DSP, ASP et PSP sont respectivement des toxines diarrhéiques, amnésiantes et paralysantes.
Pour les DSP, le dosage biologique sur souris et sur rat n’est plus considéré comme un outil de contrôle approprié au niveau européen (capacité de détection insuffisante et trop grande variabilité de résultats). C’est donc maintenant une méthode de chromatographie liquide – spectrométrie de masse (LC-MS/MS), validée dans de cadre d’une étude européenne interlaboratoires, qui doit être considérée comme la méthode de référence. Des méthodes alternatives comme le test Elisa d’Abraxis (distribué par Novakits) sont capables de détecter la présence d’acide okadaïque et ses dérivés en 24 heures.

Quant aux toxines amnésiantes (ASP), il existe une méthode officielle en chromato- graphie. En méthodes alternatives, il faut aussi noter l’existence d’un kit Elisa développé par Biosense et d’un test bandelette mis au point par Neogen.

Les toxines PSP, peu présentes en France, sont également à surveiller en cas d’importation de coquillages de zones touchées. Pour les détecter, différentes méthodes Elisa existent également sur le marché comme un kit d’Abraxis en cours de démarche de normalisation.

Retrouvez l'intégralité de l'article "Bivalves. Détecter rapidement les phycotoxines" dans le numéro d'avril 2011 de Process alimentaire.

  • Les différents types de phycotoxines à tester.
  • Les méthodes de détection rapides.
  • Les réseaux de surveillance Rephy et DGAL: 2000.