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MerAlliance se distingue par ses engagements RSE

Marjolaine Cérou |  27 Novembre 2017 | 

La société MerAlliance (Thaï Union Group) s’est vue décerner par Ecocert le niveau « Excellence » de la norme ISO 26 000, dédiée à la responsabilité sociétale des entreprises.Crédit Photo : Forbes Conrad.

MerAlliance franchit un cap de plus dans sa démarche de responsabilité sociétale. La société du groupe Thaï Union vient d’obtenir la note « Excellence » attribuée par l'organisme Ecocert, c’est-à-dire le niveau de reconnaissance maximal de la norme ISO 26 000 qui donne des lignes directrices pour valoriser les engagements RSE. Trois ans après sa première reconnaissance, c’est la première fois que le spécialiste des produits de la mer atteint un tel niveau. « La RSE est une démarche globale et exigeante. Elle va plus loin que le développement durable car il faut tenir compte de l’ensemble de votre écosystème. Cela nécessite d’aller dans le détail, de prendre en considération la politique interne de l’entreprise, sa relation avec les fournisseurs mais aussi les employés ainsi que les parties externes telles que les associations de consommateurs. C’est la somme de toutes ces actions qui rend l’exercice difficile», commente Vincent Gelamur, directeur des engagements, nouveaux projets et innovations.

« La RSE demande de s’interroger sans arrêt »

A la différence d’autres normes ISO, l’ISO 26 000 n’est pas certifiable. « C’est un outil de valorisation des démarches. Elle donne uniquement un niveau de reconnaissance. La RSE étant très relative et spécifique à chaque entreprise », observe Emilie Parnière, ingénieur développement au sein de la direction régionale Afnor Lyon, lors d’une conférence donnée au salon Europack-Euromanut-Cfia la semaine dernière. Chaque item (relations avec les fournisseurs, transparence du bilan carbone, etc.) donne des points, ce qui définit la note. « Cet état des lieux est le témoignage d’une démarche globale. De plus, à la différence d’autres labels, c’est un organisme de certification qui vient auditer. Ce n’est pas une auto-évaluation, ce qui renforce son sérieux. La RSE demande de s’interroger sans arrêt », souligne Vincent Gelamur.

Récompenser des actions concrètes

L’audit Ecocert, qui s’est déroulé sur les sites de Quimper et de Landivisiau dans le Finistère, a relevé plusieurs actions concrètes. Sur le plan de l’aquaculture responsable et de la pêche, 40 % des saumons sont certifiés ASC (Aquaculture Stewardship Council) ou Global Gap, tandis que 60 % des poissons sauvages bénéficient des certifications MSC (Marine Stewardship Council) ou FIP (Fishery Improvement Project), qui visent à améliorer les pratiques de pêche. Côté développement durable, l’objectif est de réduire à 30 % les rejets de gaz à effet de serre de 30 % à horizon 2020 et de 20 % les consommations d’eau. Concernant l’emploi, MerAlliance promeut les actions avec les groupements d’employeurs. La société a également mis en place une équipe « Hapiness » pour améliorer la qualité de vie au travail de ses salariés avec la mise en place de programmes nutritionnels et de massages shiatsu (lire Novembre 2014, p87).