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Nespresso France certifie son programme de compensation carbone

M.C |  7 Novembre 2016 | 

Grâce à l'Insetting Program, Nespresso investit dans ses parcelles de café pour compenser son empreinte carbone. Crédit : Pur Project.

Nespresso France s'est engagé aux côtés de Pur Project en 2014 dans un programme d'Insetting. Deux ans après, le spécialiste des dosettes de café vient d'obtenir la première certification via l'Insetting Program Standard. Ce concept consiste à intégrer les engagements économiques des entreprises au cœur de leurs filières et métiers, à la différence de l'offsetting qui permet d'investir dans un bénéfice climatique sans l'intégrer dans sa chaîne de valeur (lire Octobre 2014, p102). « L'objectif est de relier la société à son propre écosystème naturel dont dépend son activité, en plantant des arbres sur ses parcelles par exemple. Le bénéfice est double : agir positivement sur le climat et sécuriser ses approvisionnements en qualité et en quantité. La société génère ainsi un bénéfice carbone et en prime régénère les sols, ce qui assure une meilleure infiltration d'eau, préserve la biodiversité et augmente le taux de pollinisation des caféiers», indique Tristan Lecomte, co-fondateur de Pur Projet. A titre d'exemple, une tasse de Nespresso émet 47 grammes d'équivalent CO2. Par rapport au volume de ventes, la société va planter 500 000 arbres d'ici fin 2016 pour compenser son empreinte.

Le Blockchain pour une démarche publique et transparente

Aujourd'hui, Pur Project va encore plus loin en se dotant de la technologie Blockchain. Ce registre permet d'enregistrer sous forme de block l'engagement dans le développement durable d'une entreprise. « Il permet de certifier de façon publique et transparente les démarches carbone d'une entreprise depuis l'évaluation de l'empreinte jusqu'à sa compensation. Chacun des opérateurs de la chaîne vient signer le block enregistré. L'enregistrement est permanent, la mise à jour pour chaque nouvel engagement de l'entreprise est matérialisé par l'ajout d'un nouveau block », détaille Tristan Lecomte. Les entreprises et institutions agissant comme tiers de confiance ne sont alors plus nécessaires. Autre intérêt, le coût estimé est de l'ordre de 5 centimes d'euros, soit 100 à 1000 fois moins élevé que les systèmes bancaires. A terme, le registre pourrait entre autres permettre de réaliser des transactions financières sans passer par le système bancaire, en utilisant les monnaies type bitcoin et etherum.
La plateforme d'Insetting compte aujourd'hui une trentaine de membres dont Nespresso, Alter Eco, des entreprises du secteur de la cosmétique et du luxe.