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Quand l'emballage remplace la DLC

Anne-Katell Mousset |  3 Mai 2011 | 

L'indicateur coloré passe du bleu au vert puis au jaune, en présence d'amines.

Les chercheurs de l'institut allemand Fraunhofer ont imaginé un emballage intelligent capable de détecter la dégradation d'un aliment. L'invention se présente sous la forme d'un indicateur coloré réagissant avec la présence d'amines biogènes, molécules caractéristiques de la détérioration des protéines par les microorganismes.

Avantage de ce système : aucun détecteur électronique, seulement chimique, ce qui le rend très abordable.

Bleu, vert et jaune

Quand des amines biogènes (putrescine, cadavérine, agmatine ou encore histamine ou tryptamine) sont libérées à une concentration suffisante dans l'emballage, l'indicateur passe du bleu au vert puis au jaune, indiquant par la même que l'aliment n'est plus consommable.

Là où les dates limites de consommation se basent sur un pronostic, cette pastille colorée indique l'état réel de l'aliment. De plus, comme tous les emballages intelligents, ce système prévient le consommateur d'une éventuelle rupture de la chaine du froid. Les molécules chimiques ne sont pas en contact direct avec l'aliment. Placées dans l'emballage, le détecteur est séparé de la viande ou du poisson par un film barrière, seulement perméable aux amine gazeuses. Les scientifiques allemands du laboratoire de recherche sur l'état des technologies modulaires (EMFT) de Munich travaillent également sur un appareil de mesure capable de déterminer de façon plus précise que l'œil humain le changement colorimétrique observé. Cet outil est conçu pour l'industrie agroalimentaire.

L'équipe scientifique est actuellement à la recherche de partenaires industriels pour développer le film et l'appareil de mesure.