Process Alimentaire / Qualité / Rapport Efsa : Salmonella demeure la première cause de Tiac en Europe

Qualité

Rapport Efsa : Salmonella demeure la première cause de Tiac en Europe

Anne-Katell Mousset |  18 Mai 2009 | 

Les conclusions du rapport 2007 de l’Efsa sur les toxi-infections alimentaires collectives (Tiac) sont à peu de choses près les mêmes que l’année précédente : Salmonella reste la première cause de Tiac, devant les virus alimentaires et Campylobacter.

En 2007, un peu plus de 5600 Tiac ont été recensées par les 22 pays membres de l’Union Européenne ainsi que la Suisse et la Norvège qui participent au réseau de surveillance. Ce chiffre est en légère baisse par rapport à 2006. Rappelons que par Tiac on entend deux cas groupés et plus d’une symptologie, le plus souvent gastro-intestinale, d’origine alimentaire. 40 000 européens ont été touchés en 2007 et 19 en sont morts.

Salmonella, première cause de Tiac

Salmonella joue un rôle prépondérant dans ces infections alimentaires. La bactérie est responsable de près de quatre Tiac sur dix, soit 2201 alertes, près de 9000 personnes touchées et dix cas mortels. Ce sont en grande partie les ovo-produits qui sont à l’origine de toxi-infections à Salmonella. La deuxième cause de Tiac citée dans le rapport est la contamination - le plus souvent des produits de la mer - par des virus alimentaires. 18 pays font état dans leurs rapports de Tiac de cette origine virale. En 2007, Les calicivirus (dont les norovirus) ont causé 507 Tiac, les rotavirus, 122 et le virus de l’hépatite A, 46. Campylobacter, contaminant fréquent des volailles, est la troisième cause de Tiac avec 461 foyers signalés. Bacillus, Clostridium et Staphylococcus viennent ensuite. Ils ont causé 458 Tiac et quatre morts en Europe au cours de l’année 2007.

La consommation à domicile : première responsable de Tiac

Les aliments à l’origine de Tiac ont été consommés à la maison pour 37% d’entre eux, contre 29% pour la restauration hors foyer (restaurants, cafés, pubs et bars). Les écoles, cantines, hôpitaux sont les principaux lieux de déclenchements de Tiac. Ces chiffres sont bien entendus à relativiser par rapport à l’importance du nombre de repas pris au domicile par rapport à ceux pris à l’extérieur.

Cette année, le rapport de l’Efsa, fait la distinction entre les cas possibles et les cas avérés de Tiac. Les cas avérés –c ’est à dire ceux où le lien entre l’origine alimentaire et les maladies a été mis en évidence de façon probante - représentent 36% des Tiacs. 73% des cas avérés ont été déclarés par la France et l’Espagne. Comme le souligne le rapport de l’Efsa, il y a beaucoup de variations dans les données fournies par les différents pays. En Europe, si le réseau d’alerte est centralisés via le RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed) mis en place par le règlement 178/2002, il n’y a pas pour le moment d’harmonisation des systèmes de collectes des données. Un nombre important de Tiac reportées n’indique pas forcément des problèmes particuliers de sécurité alimentaire, mais est plutôt un indice du bon fonctionnement du système de surveillance national. Les 984 Tiac déclarées (toutes avérées) en France en 2007 représentent 17% des cas européens.

A lire ce mois-ci dans Process alimentaire
Salmonella sous haute surveillance : zoom sur les méthodes alternatives rapides de détection de Salmonella

A lire sur Processalimentaire.com
L’augmentation des cas de listériose se poursuit en 2007
Pas de poulet décontaminé au chlore en Europe
Moins de Tiacs dues aux salmonelles en 2006