Emballage

Bientôt des poches souples barrières 100 % recyclables

28 novembre 2016 - Karine Ermenier

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Les emballages souples montent en puissance sur tous les marchés : plats cuisinés, céréales du petit-déjeuner, sauces, baby-food, etc. Par leurs faibles poids et volume, les poches génèrent en règle générale moins de déchets que d'autres familles d'emballages, exigent parfois moins d'énergie à leur mise en œuvre et, en tenant compte du transport et d'autres facteurs, peuvent afficher une empreinte carbone plus faible que des emballages rigides concurrents. Néanmoins, une propriété leur échappe pour l'instant : la recyclabilité. Il s’agit en effet de complexes multicouches non recyclables, comprenant souvent une couche d'aluminium par exemple. Avec un mono matériau, on se heurte vite à des difficultés techniques. Le PE seul est ainsi trop flexible (ne permettant pas forcément une impression de qualité), opaque et pose des problèmes de soudure. Quant aux matériaux biodégradables ou compostables, ils ne remplissent pas encore les conditions barrières ou les exigences de coûts.

Laboratoire commun privé-public Malengé / Centre Technique du Papier

Pour répondre aux attentes des industriels en la matière, Malengé, spécialisé dans l'impression offset et le façonnage de sachets souples pré-formés (trois côtés soudés, stand-up, quattro-seal, etc.), vient d'inaugurer le laboratoire Lab3P en collaboration avec le Centre Technique du Papier (CTP) près de Douai (59). Objectif : y développer à très court terme des emballages souples 100 % recyclables (en papier ou en monomères plastiques) avec diverses propriétés barrières : à la lumière, aux rayons ultra-violets, à la vapeur d'eau, aux huiles et aux graisses. Ce projet a été sélectionné par l'Agence Nationale de Recherche (ANR) dans le cadre de l'appel à projets « laboratoires communs organismes de recherches publics et PME/ETI, Labcom », labellisé par le pôle de compétitivité Matikem dans les Hauts-de-France. Plus de détails sur ce projet ANR ici : projet Lab3P.

Lab3P signifie Laboratory of Printable Protective Package. Composé d'équipes mixtes du CTP et de Malengé, il regroupe 15 ingénieurs et 8 techniciens sur une période de trois ans. L'effort de recherche consenti s'élève à 900 000 € sur trois ans.

Un premier produit lancé en 2017 pour un industriel du bio

Les travaux de recherche vont porter sur le développement, par procédés additifs ou de traitement de surface comme des vernis à base aqueuse, d'une couche ou d'un traitement de matériaux aux propriétés filmogènes et barrières recherchées. Exemple : remplacer un papier complexé avec de l'aluminium par un emballage papier additionné d'un traitement LAB3P. Contrainte impérative : que ce procédé réponde aux contraintes économiques et industrielles du marché. Un premier produit est attendu dès 2017, pour un client dans le bio. Les essais débuteront en décembre. Deux autres demandes d'industriels portent sur les mêmes qualités barrière à la vapeur d'eau.

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