Emballage

Herta modifie ses emballages pour les rendre recyclables

10 mars 2014 - Karine Ermenier

Pour l’instant, seules les barquettes de jambon ont été converties en multicouche APET/PE. Le polyéthylène (PE) servant de couche de soudure.

Première entreprise à avoir signé un accord avec les Pouvoirs publics dans le cadre du Programme National pour l’Alimentation, Herta s’engage à mener des actions pour améliorer la recyclabilité de ses emballages. But à atteindre d’ici fin 2015 : remplacer tous ses emballages rigides en PVC par des barquettes en APET. Ce polyéthylène téréphtalate amorphe est un matériau robuste, résistant aux chocs et barrière aux gaz et à l’eau, qui a l'avantage d'être transparent. Pour l’instant, seules les barquettes de jambon ont été converties en multicouche APET/PE. Le polyéthylène (PE) servant de couche de soudure. « Mais cela va s’étendre aux croque-monsieur », annonce Philippe Garrachon, directeur industriel Herta France. L’objectif d’ici deux ans étant de passer 70 % des emballages rigides sur de l’APET mono-couche. Un matériau qui pourra être éligible au tri par les ménages lorsque les consignes de tri seront élargies à tous les plastiques en France. Herta y travaille en tous cas avec Eco-Emballages. Comme l'indiquait Processalimentaire.com la semaine dernière, Eco-Emballages expérimente cette extension des consignes dans 51 collectivités françaises. L’organisme dressera son bilan et détaillera un plan de déploiement en avril 2014.

20 % de plastique recyclé dans 70 % des emballages rigides d’ici fin 2015

Autre engagement d’Herta : faire en sorte que 70 % de ses emballages rigides (barquettes thermoformées) intègrent 20 % de matériaux recyclés. A terme, cela concernera l’intégralité des emballages rigides du charcutier (soit près de la moitié de ses emballages). La filiale de Nestlé ne part pas de zéro puisqu’elle a lancé, en 2011, sa première barquette de jambon intégrant 20 % de plastique recyclé issu majoritairement du traitement des bouteilles en plastique. Fin 2012, 55 % des barquettes inférieures de la gamme Le Bon Paris et 100 % de celles de la gamme Tendre Noix comprenaient déjà 20 % de plastique recyclé : soit l’équivalent de 60 millions d’emballages.

2 millions d’euros d’investissements dans les machines de conditionnement

Chez Herta, les premières machines ont été modifiées pour intégrer ces changements dès la fin 2011. Cette évolution de taille impacte le thermoformage, le scellage et la découpe des barquettes car l’APET s’avère plus cassant. Il ne présente pas, non plus, les mêmes caractéristiques d’étanchéité à l’oxygène que le PVC auparavant utilisé. L’entraînement de la matière étant différent, une moins bonne répartition suffirait à générer des problèmes de porosité de l’emballage. Herta veille donc à bien maîtriser tous ces paramètres.

Toutes ces évolutions ont nécessité 350 000 € d’investissements sur la ligne croque-monsieur et plus d’1,5 millions d’euros sur les autres produits, soit près de deux millions d’euros au total répartis sur les deux usines du groupe à Illkirch-Graffenstaden en Alsace et à Saint-Pol-sur-Ternoise dans le Pas-de-Calais.

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