Charcuteries : Intermarché prend en compte la flambée des cours du porc

27 mai 2019 - Pierre Christen

L'épidémie de fièvre porcine africaine en Chine fait flamber les cours du porc. Au cadran de Plérin, le prix du kilo était de 1,47 € au 20 mai, contre 1,2 € mi-mars. Une situation inédite qui ébranle l'industrie charcutière. Les représentants de la FICT, porte-parole de l’industrie charcutière, ont saisi les pouvoirs publics pour les appuyer auprès des enseignes de la grande distribution, qui commercialise 83 % des produits de charcuterie.

Intermarché est la première enseigne à s’engager via un processus de négociations accéléré à accepter sans délai les hausses justifiées pour les matières premières issues de porc français.

Des premiers accords ont été signés avec Herta, Hénaff, Charcuterie Vendéenne, Salaison Gérial.

« Nous avons trouvé les moyens d’éviter aux industriels un effet ciseau et de permettre aux consommateurs d’accéder à prix raisonnable aux produits de charcuterie », souligne Arnaud de Belloy, directeur général d’Herta France. « En temps de crise, nous nous devons de sortir du schéma classique des négociations commerciales avec les industriels en acceptant certaines hausses de nos prix d’achat théoriquement bloqués pour une an. En contrepartie, Herta dont l’essentiel de la production est réalisé dans des usines françaises représentant 1500 emplois s’est engagé à développer la part de porc français dans ses gammes », a commenté Thierry Cotillard, président d’Intermarché.

« C’est, je l’espère, le point de départ d’un nouvel état d’esprit généralisé dans la filière », a commenté Loïc Hénaff, président du directoire de Jean Hénaff.

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