Nestlé supprime 400 postes dans l'Hexagone

29 janvier 2018 - Amélie Dereuder

Premier groupe alimentaire mondial, Nestlé va supprimer 400 postes en France d’ici 2020 pour mettre en place son grand plan de restructuration, le NBE ou « Nestlé Business Excellence » annoncé il y a un an. Le géant suisse emploie 13 000 personnes dans l’Hexagone et compte 24 usines et 5 centres de recherche et développement. Il souhaite regrouper les sièges de Nestlé France, Nespresso, Nestlé Waters, Purina… en un seul endroit : le « Pôle d’Expertise Alimentation et Bien-Être », à Issy-les-Moulineaux fin 2019. «Chaque collaborateur aura sa place, avec davantage de responsabilité et de liberté d’action, à l’image du Nestlé Nouveau qui se dessine», justifie Richard Girardot, p-dg de Nestlé France.

L’intersyndicale de Nestlé en France estime que les suppressions de poste concerneront à 80% le siège et les sites de marketing et de distribution comme Auzainvillliers (88), Bron (69) et Garons (30). Les usines verront également les emplois des fonctions supports diminuer de 10%. Ce à quoi la direction a répondu que beaucoup de tâches administratives et supports sont touchées par l'informatisation et la simplification. L’intersyndicale a aussi souligné que ces suppressions de postes s’ajoutent au projet de fermeture en 2018 du centre de recherche de Galderma de Sophia-Antiopolis, qui emploie 550 personnes.

Toutefois, le groupe suisse ne devrait pas avoir recours à des licenciements pour ces 400 nouvelles suppressions de postes. Il parie surtout sur le non-remplacement de départs naturels. Peu d’embauches et de remplacements de départ en retraite sont à prévoir pour les trois prochaines années.

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