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Confiseries : les tendances 2016

19 septembre 2016 - Fanny Rousselin-Rousvoal et Amélie Dereuder

Avec 3,5 kilos de bonbons consommés chaque année, les Français sont les neuvièmes amateurs de confiseries en Europe, derrière les Suédois (7,8 kg de bonbons), les Danois ou les Allemands. Un quart de la production française est exportée. Crédit photo Fotolia © Esin Deniz

Lors de sa dernière conférence de presse, le Syndicat National de la Confiserie a fait le point sur les tendances dans le secteur des bonbons. Pour le président du Syndicat et président d'Haribo France, Jean-Philippe André, les choses sont claires : « en confiserie, 80 % de la croissance est réalisé par des innovations ». Le leader réalise ainsi 4 à 5 % de son chiffre d’affaires avec des produits qui n’existaient pas l’année précédente. Sensations fortes (en particulier piquant ou acidité), bonbons à effets, formes nouvelles, packs : les confiseries se réinventent tous azimuts.

Le rôle clef du mois d'octobre

Halloween constitue une occasion pour les fabricants de déchaîner leur imagination. « 30 % des ventes sont désormais réalisées sur le seul mois d’octobre », souligne Dorothée Vidal, chef de produits senior chez Verquin. Un temps fort porté par les enseignes car cet événement s’inscrit à une période relativement creuse pour le commerce, entre le pic de la rentrée et celui de Noël. Le Syndicat National de la Confiserie a également créé son propre événement : la "Journée des Petits Plaisirs", le 7 octobre. Le principe : surprendre ses proches en leur dédicaçant un message sur le site despetitsplaisirspour.com du 1er au 30 septembre 2016. Le Syndicat National de la Confiserie sélectionnera les 1 000 plus beaux messages et enverra des petits plaisirs aux personnes mises à l’honneur dans ces déclarations. Ces dernières auront la surprise de recevoir leur sachet de confiseries le jour de la Journée des Petits Plaisirs.

Les fabricants de spécialités traditionnelles jouent eux aussi la carte de l’innovation pour tenter de rajeunir leur cible. « Les enfants ne vont pas spontanément vers le nougat, qui est plutôt consommé par les 35 ans et plus », explique Marie-Claude Stoffel, directrice générale déléguée de Chabert & Guillot. Pour aller vers les plus jeunes, la société propose des plus petits formats (70 – 80 g) et a lancé une gamme pâtissière avec des toppings variés (fruits confits, fraises déshydratées). Chez Cruzilles, les pâtes de fruits rencontrent la même problématique : des consommateurs adultes, voire âgés. « Nous avons exploré de nouvelles pistes pour aller vers les plus jeunes, en lançant des mini-pâtes de fruits, des bûchettes de pâtes de fruits acidulées, des petits packagings ou de nouvelles saveurs : bergamote, citron vert, yuzu, etc. », explique Roland Gibert, p-dg de Cruzilles.

L'export, un quart des débouchés

De premières tendances se dessinent sur le 1er semestre 2016. Le marché total des ventes en grande distribution (hyper et super) enregistre une progression de +1,8% en valeur et +1,4% en volume. Les segments porteurs sont :

  • Les bonbons et sucettes, le segment qui réalise la plus forte progression avec +2,8% en valeur.
  • Les bonbons gélifiés citriques (+ 5,8% en valeur et + 4,6% en volume), soit près de 23% en valeur du marché des bonbons et sucettes.
  • Les chewing gums dentaire : un segment qui progresse de nouveau avec +2,7% en valeur.

Mais il n'y a pas que dans l'Hexagone qu'on apprécie le savoir-faire des confiseurs français. Avec 3,5 kilos de bonbons consommés chaque année, les Français sont les neuvièmes amateurs de confiseries en Europe, derrière les Suédois (7,8 kg de bonbons), les Danois ou les Allemands. Pour une production totale d’un peu plus de 228 000 tonnes, un quart des confiseries fabriquées en France sont exportées. Sur les cinq dernières années, on a constaté une progression de +20% de ce débouché. Le principal client est l'Allemagne (6 939 tonnes d'importations), suivi de la Belgique (6 477 tonnes), de l’Espagne (4 481 tonnes) et de l’Italie (4189 tonnes). Hors Europe, les bonbons made in France ont du succès aux États-Unis, en Suisse, en Norvège et au Japon, mais aussi dans les pays émergents. Et dans les best-sellers, on retrouve les fameuses spécialités traditionnelles qui cherchent de nouveaux consommateurs. Nougats, pâtes d’amande, calisson représentent 37% des volumes exportés, tandis que les gommes, gélifiés et pâtes de fruits rassemblent 26% des ventes.

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