La Bretagne dépend à 95 % de matières protéiques d’importation pour l’alimentation animale. Le partenariat entre Eureden, Valorex et Tromelin Nutrition va permettre de mettre en place des filières bretonnes de pois, lupin et féverole. Crédit photo Adobe kootek

Ingrédients

Eureden, Valorex et Tromelin montent une filière de légumineuses bretonnes

18 septembre 2020 - Amelie Dereuder

Les trois partenaires veulent réduire la dépendance au soja d’importation pour l’alimentation animale, en développant des filières locales de pois, lupin et féverole. Un enjeu majeur pour les acteurs bretons, qui dépendent à 95% d’importations du Brésil et d’Argentine.

Les groupes bretons Eureden (fusion d’Aucy-Triskalia), Valorex et Tromelin Nutrition ont franchi une nouvelle étape dans le cadre du GIE SVP (Service de Valorisation des Protéines) créé le 31 mars 2019. Ils ont annoncé la mise en marche leur projet d’indépendance au soja d’import (Brésil et Argentine) pour l’alimentation animale, sachant que la Bretagne en dépend à 95 % pour ses approvisionnements protéiques. Le but de ce rapprochement est de développer les rendements et l’implantation des cultures de protéagineux dans la région. Actuellement, les féveroles, pois, lupins et sojas n’occupent que 0,6 % de la surface agricole. Le GIE doit également développer des technologies d’extrusion pour chaque type de graines (pois, féverole, lupin) afin d’assurer leur métabolisation par les animaux. A terme, le GIE voudrait aussi lancer une offre directe vers l’alimentation humaine à base de légumineuses.

Un budget annuel de 225 000 euros

Le GIE va être doté d’un budget prévisionnel annuel de 225 000 euros jusqu’à 2022. À cet investissement s’ajoute le temps passé par les ingénieurs de chaque entreprise pour mener les essais en végétal, en monogastriques et en ruminants. Chaque partenaire accèdera à l’ensemble des résultats et les valorisera dans son périmètre.

Sur le plan industriel, Valorex va injecter 2,1 millions d’euros début 2021 à Combourtillé (35) pour améliorer sa ligne de cuisson située en amont de l’étape d’extrusion. De quoi aussi permettre d’adapter le stockage, le triage et le fractionnement des graines. En novembre 2019, Tromelin Nutrition a déjà mis en place un nouvel outil industriel de traitement thermique de graines à Plounéventer (29). Le fruit d'un investissement d'un montant de 3 millions d’euros.

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