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Huile de palme : Greenpeace distribue les mauvais points

26 mars 2018 - Amélie Dereuder

Greenpeace a interrogé seize multinationales sur leur approvisionnement en huile de palme, afin de vérifier qu’elles n’avaient pas recours à des fournisseurs qui pratiquent la déforestation. Crédit photo © t4nkyong

La semaine dernière, l’ONG Greenpeace a publié un rapport sur l’huile de palme et sa traçabilité dans l'objectif d'évaluer les avancées des grandes marques. L'association de protection de l'environnement a interrogé en janvier 2018 les principaux groupes alimentaires sur leurs fournisseurs pour vérifier s’ils continuent de s’approvisionner auprès d’entreprises qui détruisent la forêt tropicale. « Les multinationales ont annoncé à plusieurs reprises que, d’ici à 2020, elles n’achèteraient plus d’huile de palme issue de la déforestation. Il ne leur reste que deux ans pour atteindre cet objectif, et force est de constater qu’elles ne sont pas dans les clous. Certaines d’entre elles comme Nestlé ou Unilever ont au moins fait des efforts en matière de transparence. D’autres, dont Kraft Heinz, maintiennent le consommateur dans l’ignorance », affirme Cécile Leuba, chargée de campagne « Forêts » pour Greenpeace France.

Nestlé, Unilever*, General Mills, Mars et Mondelēz disposaient déjà de listes préparées. Par exemple, en février 2018, Unilever a publié le nom des 312 fournisseurs et 1400 moulins à huile de palme qui l’approvisionnaient, directement ou non.

En revanche, Hershey, Kellogg’s et PepsiCo se sont vus reprochés leur manque de transparence car ils n’ont pas répondu.

De même, le premier communiqué pointait que Ferrero n’avait pas voulu transmettre la liste des fournisseurs et des usines produisant son huile de palme. Une déclaration étonnante car le groupe italien est généralement montré en exemple pour son approvisionnement en huile de palme durable. En réponse, Ferrero a rapidement fait savoir dès le lundi qu’il s’engageait à communiquer publiquement et de manière transparente la liste complète de ses 116 moulins à compter du 15 mai 2018, et à la remettre à jour tous les six mois. Deux jours plus tard, le groupe a déclaré qu’il était finalement en mesure de donner la fameuse liste à Greenpeace en avance, « grâce à l’aide de ses fournisseurs ». On peut supposer que lesdits fournisseurs ont dû recevoir une forte pression pour pouvoir répondre aussi rapidement…

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