Nutrition

L’encadrement des publicités alimentaires destinées aux enfants sème la cacophonie

5 mai 2008 - Josselin Moreau

Les positions se durcissent entre les pouvoirs publics, les associations de consommateurs et les professionnels du secteur alimentaire concernant les moyens mis en œuvre pour lutter contre l’obésité. Le 25 avril dernier, six associations membres du collectif associatif « Obésité : protégeons nos enfants ! » se sont associé à la pétition publiée sur le site de la Société Française de Santé Publique : « Équilibre alimentaire ou équilibre des recettes publicitaires à la télévision : engraisser les enfants ou les chaînes de télévision ? ». Initiée suite à l’annonce du renforcement du PNNS2 par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot-Narquin le 4 février, cette pétition réunit les noms de 150 scientifiques de renom et douze sociétés.

Fausse solution

La première réunion du groupe d’experts en charge de la mise en application de la limitation de la publicité pour certains types d’aliments destinés au jeune public a été organisée le 25 mars dernier à Paris. Les représentants de l’ANIA (Association nationale des industries alimentaires) n’y avaient pas participé, estimant qu’il y avait jusqu’à présent absence de démonstration scientifique de l’efficacité de cette suppression sur les comportements alimentaires des enfants et sur l’obésité.
Depuis, les divisions au sein même des industriels et des distributeurs membres de la FCD se succèdent. Plusieurs entreprises de l’agro-alimentaire ont déjà volontairement cessé la promotion de leurs produits lors des programmes pour enfants. Les hypermarchés E. Leclerc ont par exemple annoncé la suppression des confiseries en caisse dès le début de mois de juin 2008.

Vrai débat

Mais la principale préoccupation de société - celle de l’éducation nutritionnelle des enfants - a quant à elle été totalement occultée du débat public de ces dernières semaines. Tout comme le gradient social important de l’obésité, élément fondamental à prendre en compte pour juger de l’impact des améliorations nutritionnelles des formulations. « La prévalence de surpoids varie de 1,4 % chez les enfants de cadres à 7,9% chez les enfants d’ouvriers » indiquait le rapport d’une étude menée par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques sur des enfants de 3ème.

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