La filière amidonnière française transforme du maïs, du blé, de la pomme de terre et du pois. Crédit photo Adobe lisa870

Ingrédients

Le plan "Protéines végétales" jugé insuffisant par les amidonniers

5 octobre 2020 - Amelie Dereuder

Mobilisée lors du confinement, la filière amidonnerie française s’inquiète des conséquences de la crise. Elle demande un soutien plus massif de la part du gouvernement, notamment dans le secteur de la logistique.

Représentée par l’Usipa (Union des Syndicats des Industries des Produits Amylacés et de leurs dérivés), la filière amidonnerie a demandé un soutien clair de la part du gouvernement suite à la crise induite par le Covid-19.  « Nous avons relevé le défi d’assurer la continuité d’un approvisionnement vital à l’alimentation de nos concitoyens mais nos entreprises ressortent ébranlées de cette crise », alerte Marie-Laure Empinet, présidente de l’association. « Les conséquences économiques de la crise sur l’amidonnerie française sont préoccupantes, alors que les amidonniers assument un rôle stratégique et sociétal essentiel. Ils comptent désormais sur des mesures efficaces pour les accompagner dans les défis du monde de demain », insiste celle qui s'occupe des relations extérieures du groupe Roquette.

Augmenter l’enveloppe pour les protéines végétales

Le plan de relance présenté par le gouvernement propose en effet une stratégie nationale des protéines végétales, un plan de soutien au fret ferroviaire ou encore un programme d’investissement dans les technologies vertes et le biosourcé. Mais l’Usipa s’interroge sur les moyens financiers mis au service des protéines végétales. L’association demande que le budget de 100 millions d'euros soit augmenté. « Cette enveloppe nous paraît bien peu, compte tenu de la diversité des missions que cette stratégie devra remplir », estime Thomas Gauthier, délégué général de l’association. « Nous souhaitons que l’exécutif permette à notre filière de jouer pleinement son rôle pour préparer la transition écologique et alimentaire grâce à un plan de relance bien ciblé et efficace », renchérit Marie-Laure Empinet.

Redémarrer les lignes capillaires ferroviaires

La présidente de l’organisation a également souligné la nécessité de préserver la filière car les adaptations en temps de Covid-19 ont lourdement impacté les coûts de production. C’est notamment le cas pour des surcoûts, liés à la réorganisation des usines et au fret routier (+20%). Dans ce domaine, l’Usipa s’inquiète de la disparition des certaines lignes ferroviaires. Ce mode de transport est utilisé à 50 % en amidonnerie, car le cadre d’une réduction des émissions de CO2. « Il permet d’éviter 50 camions sur les routes par train chargé, et émet 9 fois moins de CO2 que le fret routier. L’Usipa défend une réelle ambition politique pour soutenir le fret ferroviaire notamment avec la remise en état et le développement des lignes capillaires, qui relient les usines aux territoires, et qui sont un atout important dans la lutte contre les émissions de gaz effet de serre », insiste Thomas Bartlett, chargé de mission énergie/environnement pour l’organisation.

L’Usipa est composé de quatre grands groupes amidonniers et de spécialistes du caramel : ADM, Cargill, Roquette, Tereos, Metarom, Nigay, Pecner et Sethness Roquette. Implantés sur 10 sites en France, principalement dans le Nord-Est, ils génèrent 15 900 emplois en France, dont 5 300 emplois directs.

Ateliers de l'Emballage

LES ATELIERS DE L'EMBALLAGE

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