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Les cours du maïs à la hausse à cause de la météo américaine

17 juin 2019 - Amélie Dereuder

Les nombreuses intempéries qui ont touché la Corn Belt aux États-Unis ont retardé les semis de maïs et ont réduit les surfaces dédiées à cette culture. En conséquence, les cours mondiaux des céréales sont à la hausse. Crédit photo Adobe pha

Suite aux mauvaises conditions météorologiques aux États-Unis, les niveaux de production de maïs sont bien en-deça des estimations, ce qui impacte aussi les coûts d’autres matières premières céréalières. Cela impacte fortement l’alimentation du bétail et le prix des produits animaux. Si les coûts du maïs demeurent à des niveaux élevés, cela aura des répercussions sur les prix de la viande, des produits laitiers et des œufs (déjà en augmentation selon les calculs de la FAO), aussi bien pour les transformateurs que pour les consommateurs.

Publié le 6 juin, le dernier Indice FAO des prix des céréales (blé, orge, riz, maïs…) indique une augmentation d'1,4 % suite à la soudaine hausse des cotations de prix pour le maïs. En effet, de nombreuses inondations ont touché l’Illinois, l’Iowa et le Nebraska, gros producteurs de cette céréale. Ces intempéries ont retardé la plantation de maïs dans la Corn Belt (la limite de semis étant fin mai -début juin) et réduit le nombre de surfaces cultivées. Les rendements pourraient également ne pas être au rendez-vous.

L’USDA a annoncé le 12 juin que la production américaine avoisinerait les 347 millions de tonnes, soit 34 millions de tonnes de moins que les prévisions de mai, déjà en baisse de 10 % par rapport à 2018. Le département de l’agriculture américain table désormais sur des surfaces semées à 83 % en maïs (contre 99 % habituellement) et l'état des cultures de maïs est annoncé dans un état "bon à excellent" seulement pour 59 % des surfaces, confirme le cabinet Agritel. On peut aussi s’attendre à des exportations américaines à la baisse.

Flambée des cours du maïs aux États-Unis

En conséquence, le cours du maïs à Chicago a augmenté de 28 % en un mois et celui de Paris de 8 %. La moindre flambée des cours s’explique aussi par des perspectives de récoltes satisfaisantes en Europe. En alimentation animale, on peut s’attendre à des reports du maïs vers d’autres céréales, dont le cours pourrait aussi s’annoncer à la hausse. Les pluies persistantes aux États-Unis compromettent également les semis de soja.

Malgré une production de blé en augmentation, la FAO estime que les stocks mondiaux de céréales pourraient baisser de près de 3 % lors de la prochaine saison, atteignant les 830 millions de tonnes, le plus bas niveau depuis quatre ans. Cette chute pourrait faire baisser de 30 % le rapport mondial stock-utilisation de céréales. L’offre devrait toutefois rester dans des niveaux suffisants.

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