Ingrédients

Les Français sont plus réceptifs aux messages nutritionnels

16 février 2010 - Rémi Pin

Couple biting an apple, isolated on white

Entre 1996 et 2008, la représentation de l’acte alimentaire a changé. En 1996, « manger » représentait pour les adultes un « acte indispensable pour vivre ». En 2008, c’est le plaisir gustatif qui est évoqué en premier par plus d’un quart de la population et, pour plus de neuf personnes sur dix, faire la cuisine est synonyme « d’alimentation saine et de convivialité ». Ce sont les premiers enseignements du dernier baromètre santé nutrition de l’INPES* publié fin janvier 2010. C’est la troisième une enquête téléphonique de ce type, les deux précédentes ayant été conduites en 1996 et 2002.

Douze ans d’habitudes alimentaires passées au crible

Le contenu de l’assiette et du verre des Français, la composition de leurs repas, leurs connaissances et perceptions en matière d’alimentation et d’activité physique ont été analysés sur une période de douze ans. Les résultats montrent que la connaissance des repères de consommation du Programme National Nutrition Santé (PNNS) a progressé favorablement. Entre 2002 et 2008, la connaissance du repère « fruits et légumes » a gagné du terrain. En 2002, 2,5 % des personnes interrogées déclaraient qu’il fallait consommer « au moins 5 fruits et légumes par jour pour être en bonne santé ». Elles sont 28,1 % en 2008. Les personnes qui considèrent ne pas manger suffisamment de fruits et légumes évoquent leur prix comme étant un obstacle de plus en plus important à la consommation. Pour les fruits, ils étaient 14,8 % en 2002 à citer ce facteur ; ils sont 42,9 % en 2008. Pour les légumes, le pourcentage est passé de 15,4 % à 37,1 %.

La consommation de féculents et viande est stable

70,1 % des personnes interrogées déclarent avoir mangé des féculents au moins trois fois la veille de l’interview. Ce taux est relativement stable chez les adultes de 18-75 ans entre 1996 et 2008, mais est en légère baisse depuis 2002 (74,8 %) chez les 12-75 ans. La consommation de viande, produits de la pêche et des oeufs reste stable elle aussi. 82,7 % des personnes interrogées ont consommé une à deux fois un aliment du groupe la veille de l’enquête.

Moins de gras et de sel, plus de plats cuisinés

L’habitude de mettre des matières grasses ou du sel sur la table a en revanche diminué, de même que le grignotage. Ce dernier concernait 8,8 % des Français interrogés en 2002 contre 5,6 % en 2008. La consommation de boissons sucrées a quant à elle augmenté, passant de 19,5 % à 22 % entre 2002 et 2008. Tout comme la proportion de personnes déclarant avoir consommé un plat tout prêt au moins une fois par semaine qui a augmenté de 32,2 % en 2002 à 47,3 % en 2008.

 

* A consulter : Le baromètre santé nutrition de l'INPES (424 p.)

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