Marketing

Plaisir et santé sont-ils conciliables ?

12 janvier 2009 - Pierre Christen

En France, la part de ces tendances parmi les lancements 2008 montre l’explosion de la naturalité : Santé 19 % (+ 4,3 %), Plaisir 11,9 % (-0,5%), Praticité 24,7 % (%2), Ethique 3,2 % (x 3) et Naturalité 21 % (x 2). Béatrice de Reynal de Nutrimarketing précise l’émergence d’une tendance en passe de devenir prépondérante : l’éthique. Associée à la tendance santé, elle a généré la vague naturalité qui a marqué le dernier Sial.

En préambule du déjeuner-débat organisé par le club PAI mi-décembre, Béatrice de Reynal de Nutrimarketing a illustré les tendances clefs de l’innovation. Selon elle, les trois tendances principales sont praticité, santé et plaisir. Et la nouveauté, c’est qu’elles convergent !

Elle a notamment illustré la convergence des tendances « santé » et « plaisir » avec le « Gourmetceutical », qui positionne le plaisir au cœur de l’équilibre alimentaire, sans la culpabilité. C’est l’exemple des cookies aux fruits 100 Kcal par portion de Freedom Foods (Australie).

Observatrice avisée de la planète Innovation, Béatrice de Reynal de Nutrimarketing s’interroge : « Le plaisir est-il antinomique à la santé ? ». Poser la question, c’est, bien sûr, déjà y répondre.

Santé et plaisir sont-ils conciliables dans l’alimentation ?

Yves-Marie Renard de Market Art, spécialiste de l’innovation alimentaire, fait le constat que les préoccupations de santé sont au centre des attentes exprimées par le plus grand nombre en matière d’alimentation et l’innovation produits s’aligne sur cet objectif.

Il note toutefois que le besoin de se faire plaisir en mangeant, n’a pas disparu, les produits « gourmands » et « gourmets » affluent tout autant dans les rayons. Il identifie un certain nombre de facteurs qui vont impacter le mode de consommation : le vieillissement de la population, la crainte de l’obésité (dès l’enfance), le besoin d’être réassuré sur le contenu, l’origine et les valeurs nutritionnelles des produits consommés, les arbitrages économiques dans ses achats, l’individualisation des repas et la perte des savoir-faire culinaires associée à la réduction du temps consacré à la préparation des repas.

Selon lui, face à la crainte de l’obésité, l’attente principale et le véritable challenge alimentaire est de faire du « light gourmand » tout en répondant aux autres facteurs. Et de citer des exemples emblématiques. Il compare par exemple une barre chocolatière (100 % chocolat, beurre de cacao, caramel, 200 Kcal par portion) aux mini-cakes aux légumes de la société Snack’in (100 Kcal l’unité) ou encore des légumes surgelés en sachet d’un kilo à des tartares de légumes pré-cuits dans un bouillon aromatique en portion individuelle de 150 g à poêler, qui apparaissent plus attractifs.

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