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Sucre : Tereos est le premier en Europe à garantir un prix de la betterave à 25 euros/tonne

2 octobre 2017 - Amélie Dereuder

Le 1er octobre a sonné le glas des quotas sucriers en Europe. Avec eux, c’est aussi une plongée dans la concurrence internationale pour les producteurs de betterave, jusque-là protégés par un prix minimum garanti et un droit de livraison associés aux volumes du quota.

Pour les sucriers, la fin des quotas est l’opportunité d’accroître la production et de prendre des marchés. Pour assurer les volumes et sécuriser les revenus des 12 000 agriculteurs réunis au sein de son modèle coopératif, Tereos a fixé un prix plancher de 25 euros la tonne de betteraves. « Ainsi, nos associés-coopérateurs sont protégés pendant les deux prochaines campagnes sucrières de la volatilité des prix du sucre », affirme Olivier Leducq, directeur Tereos Sucre France. Le leader de la production de sucre en France est le premier intervenant européen à prendre une telle décision.

Le groupe Tereos estime que les volumes de betterave transformés seront en hausse de 30% cette année pour atteindre 20 millions de tonnes. Cet accroissement provient en grande partie d’un développement des surfaces chez les associés coopérateurs du groupe, mais aussi de l’accueil de nouveaux adhérents au sein de la coopérative.

Une progression des volumes qui a des répercussions sur les outils industriels. « Depuis 2010, Tereos a développé l’emploi industriel de près de 30% dans les régions françaises où nous sommes implantés. Cette année encore, Tereos a réalisé 400 recrutements dans nos régions, dont 240 concernent des créations d’emplois »,ajoute Olivier Leducq. Le groupe compte 20 usines et 3400 salariés en France.

Les packagings de ses produits sous marque Béghin Say arboreront à partir de ce mois-ci un nouveau macaron « Revenu Garanti aux agriculteurs ». Le groupe coopératif attend aussi beaucoup des Etats Généraux de l'Alimentation. "Nous attendons des mesures concrètes pour favoriser une agriculture locale et durable.Dans cette période de fin de quotas critique pour notre filière, il est notamment nécessaire que la grande distribution soutienne l'effort des agriculteurs qui, regroupés en coopérative, font leur possible pour maintenir en France une filière sucre capablede valoriser et rémunérer leur matière première agricole », estime Olivier Leducq.

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