Ingrédients

Superfruits. 2009 : l’année de la pulpe de fruit de baobab

30 novembre 2008 - Pierre Christen

La pulpe déshydratée de fruit de baobab est naturellement riche en vitamine C, en calcium et en antioxydants, Elle représente un marché potentiel d’environ un milliard d’euros.

« Selon Datamonitor, les lancements de produits contenant des superfruits ont progressé de 67.5 % en 2007 par rapport à 2006 », illustre Sophie de Reynal lors de la conférence du club PAI « Fruit & légumes surfez sur une vague de fraîcheur », qui s‘est déroulée sur Infood au cœur du Sial.
Les superfruits, un concept marketing, regroupent l’ensemble des fruits riches en nutriments d’intérêt nutritionnel. Avec dans l’ordre : la myrtille, le cranberry, la grenade le sureau, l’acaï et le goji.

Un petit nouveau pourrait venir bousculer ce classement : le fruit de baobab. La décision de la Commission du 27/06/08 (JOUE du 11/07/08) a autorisé la mise sur le marché de la pulpe de fruit séchée de Baobab en tant qu’ingrédient « Novel food ».

Rappelons que la législation de l’Union européenne impose aux aliments qui n’ont pas été consommés en Europe avant 1997 de passer par les exigences de la procédure “Novel food”.
C’est en août 2006 que Phytotrade Africa, une association représentant l’industrie sud-africaine des produits naturels, a déposé la première requête auprès des autorités britanniques. Un an plus tard, en juillet 2007, la FSA (Food Standards Agency) délivrait le résultat de son évaluation : la pulpe de fruit de Baobab est sans danger pour la consommation humaine aux doses proposées. La décision de la Commission européenne délivrée au début de l’été a donc entériné un consensus scientifique.

Un fruit riche en antioxydants

Le texte de loi impose que les fruits proviennent du Baobab (Adansonia digitata). La coque rigide est ouverte et la pulpe séparée des graines et de la coque. La pulpe est broyée, séparée entre les lots grossiers et plus fins (taille des particules de 3 à 600 µ), puis conditionnée. Le fruit de baobab, caractéristiques des paysages arides du Sud de l’Afrique, est consommé depuis des générations en Afrique. Il contient un taux particulièrement élevé de vitamine C, il est riche en antioxydants, en fibres et en calcium et en fer. Sa capacité antioxydante intégrale (IAC) est de 11.1mmol/g, soit dix fois plus que la pulpe d’orange, grâce à l’abondance d’acide ascorbique, citrique, malique et succinique. Phytotrade Africa met aussi en avant de potentiels effets prébiotiques. « C’est l’ingrédient idéal pour les barres céréalières et les smoothies », indique Cyril Lombard de Phytotrade Africa.

Il cite une étude britannique du Natural Resources Institute, datée de 2007, qui estime que le marché du fruit de baobab à un milliard de dollar. Une opportunité pour les producteurs africains et pour les industriels désireux d’innovation.
N’oublions pas que la Coupe du monde de football 2010 se déroulera en Afrique du Sud. Ce qui ne devrait pas manquer d’ouvrir des perspectives de concepts marketing tournant autour des produits issus du Sud de l’Afrique.

A lire

Dossier d’autorisation de mise sur le marché de la pulpe déshydratée du fruit du baobab

Phytotradeafrica

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