Ingrédients

Vapran réduit ses rejets en période d'étiage

6 avril 2009 - Pierre Christen

Depuis janvier 2007, Vapran a planté onze hectares de saules en vue de les irriguer avec les eaux usées traitées de la station d’épuration de son usine de Plémet dans les Côtes d’Armor.

Limiter ou supprimer les rejets directs en rivière pendant les périodes d’étiage est une nécessité pour Vapran. Pour relever le défi, cette société spécialiste de la valorisation des protéines animales a pris le parti d’investir dans une plantation de saules TTCR (taillis à très courte rotation).
Basée à Plémet dans les Côtes d’Armor, l’usine aux rejets très protéiques est dotée d’une station d’épuration autonome opérationnelle depuis 2007. Le premier chantier a été de construire sept kilomètres de canalisation afin de pouvoir acheminer les rejets dans une rivière de dimension acceptable.

Onze hectares de plantation

De janvier 2007 à juin 2008, Varan a fait l’acquisition de parcelles puis a implanté sur onze hectares des plantations de saules en vue de les irriguer avec les eaux usées traitées de la station d’épuration de l’usine. La mise en place de ce biofiltre végétal s’est faite en collaboration avec la société Bionis Environnement. Elle permet de tendre vers le zéro rejet ainsi que de créer une ressource en énergie renouvelable.
La voie de valorisation choisie pour les 165 000 saules plantés est le bois de chauffage. Leur croissance est très rapide, une première récolte pourrait avoir lieu dès cette année.
Sur le plan comptable, ce sont 21 575 m3 d’eaux usées qui sont envoyées sur le TTCR, soit 23 % des rejets annuels. En période d’étiage, la plantation permet une réduction (240 à 310 m3/jour) des rejets directs.

Eviter le colmatage

Une des clefs techniques d’une telle installation est d’éviter le colmatage lors de l’irrigation par les rejets. Des canalisations spécifiques assurent une micro-irrigation autorégulée (associée à la présence d’un anti-colmatant). Ces canalisations sont enterrées afin de supprimer les risques de dispersion atmosphériques des eaux usées.
Le projet a été candidat au Prix spécial 2009 du Meilleur partenariat Développement durable du magazine Process alimentaire. Le dossier indique que ce sont la réactivité et la coordination des deux entreprises qui ont permis une concrétisation rapide du projet. Le montant total de l’investisssement est de 385 000 euros.

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