Prix Process Alimentaire « Spécial 20 ans »

Atelier de l’Argoat et Le Garrec-Biothermie, lauréats du Prix du Meilleur Partenariat Développement Durable

11 mars 2009 - Pierre Christen

Les lauréats du prix Process alimentaire du Meilleur Partenariat Développement Durable : Steven Le Garrec, dirigeant de Le Garrec Entreprise, Baptiste Poullot, chef de projet chez Biothermie, Alain Fleitour, président de Biothermie, et Joël Tingaud, p-dg de l'Atelier de l'Argoat.

"Dans un contexte de crise, nous sommes persuadés que le développement durable peut devenir un moteur de développement pour l'industrie agroalimentaire", affirme François Morel , rédacteur en chef de Process alimentaire. En raison des enjeux cruciaux portés par la thématique, le magazine a décidé de créer un prix Meilleur Partenariat Développement Durable, récompensant la collaboration la plus efficace entre un fournisseur et un industriel de l'agroalimentaire.

François Morel, rédacteur en chef de Process alimentaire, a remis le prix Process alimentaire du Meilleur Partenariat Développement Durable à l'Atelier de l'Argoat et à l'équipementier Le Garrec en collaboration avec Biothermie.

Les lauréats du prix Meilleur Partenariat Développement Durable 2009 sont l'Atelier de l'Argoat et l'équipementier Le Garrec en collaboration avec la société Biothermie. Le choix a été réalisé parmi onze candidatures par un jury composé de journalistes du magazine et d'experts de l'Ademe, de Performance 2D Bretagne, de l'Adit, de Valorial et d'EDF R&D.

« Nous sommes très heureux de recevoir ce prix qui est le fruit d'un engagement total de plusieurs partenaires, se réjouit Joël Tingaud, p-dg de l'Atelier de l'Argoat. Il a fallu tout inventer sur ce projet ! »

Reprise en 2005 par Joël Tingaud, l’andouillerie Atelier de l'Argoat, basée à Plélan-le-Grand (Ille-et-Vilaine) cherchait un moyen de valoriser ses sous-produits animaux, tout en désaturant sa station d’épuration. Elle a investi dans ce traitement de recyclage des graisses.

Le procédé

Le prototype a été développé en partenariat avec l’IUT de Pontivy et l’ENSIETA de Brest. Le chaudronnier Le Garrec a installé le réseau de tuyauteries permettant de collecter les bouillons riches en graisses animales émanant des marmites et cellules de cuisson. Le projet a été soutenu par l'Ademe, la Région Bretagne, le Conseil général d’Ille-et-Vilaine et l'agence de l'eau Loire Bretagne.
En entrée du procédé de valorisation, les sous-produits graisseux sont filtrés. Chaque flux est acheminé vers un séparateur lamellaire statique conçu par Biothermie qui isole les huiles pures (valorisation thermique), les précipités solides (valorisation petfood) et les eaux (traitées par la station d’épuration). L’huile obtenue est chauffée, agitée puis mélangée avec de l’eau et des surfactants afin de former une émulsion stable. Celle-ci constitue le biocombustible qui peut être traité par une chaudière classique, dotée d'un brûleur mixte. Une étude a montré que sa combustion produit moins de rejets gazeux que celle du fuel.

La technologie Biothermie s'adapte à quatre types d’effluents ou de déchets issus d’industries agroalimentaires : les eaux de cuisson riches en matière grasse, les huiles de friture, les tissus animaux et les surnageants de flottateur. Plusieurs abattoirs bretons étudient actuellement les possibilités de mises en place de solutions similaires.

Gain économique

Avec la solution développée par Biothermie et installée par le chaudronnier Le Garrec, l’unité de production valorise désormais 60 tonnes de cretons par an à 200 euros la tonne. Le système pilote recycle aussi 200 tonnes d’huiles animales en vapeur et en eau chaude. Ce qui représente 90% des besoins énergétiques de l’usine. Au final, l'Atelier de l’Argoat ne rejette que 20 tonnes de déchets ultimes par an.

Le lauréat :

Le Garrec - Atelier de l’Argoat
- L’andouillerie cherchait un moyen de valoriser ses sous-produits animaux, tout en désaturant sa station d’épuration.
- Le chaudronnier Le Garrec a installé un réseau de tuyauteries permettant de collecter les bouillons riches en graisses animales émanant des marmites et cellules de cuisson. Les flux sont acheminés vers un séparateur lamellaire statique conçu par Biothermie qui isole les huiles pures (valorisation thermique), les précipités solides (valorisation petfood) et les eaux (traitées par la step).
- Résultat : Valorisation de 60 t/an de cretons (200 €/t) et de 200 t/an d’huiles animales en vapeur et eau chaude (90 % des besoins). La quantité de rejets ultimes est passée en-dessous du seuil des 20 t/an.

Les nominés :

Leroy-Somer – Coopérative Le Gouessant
- Le fabricant d’alimentation animale souhaitait réduire la consommation d’énergie de sa ligne de broyage, qui représentait à elle seule 25 % de l’énergie électrique totale consommée dans l’usine.
- Leroy-Somer a installé sa solution Dyneo, composée d’un moteur synchrone à aimants permanents et d’un variateur de vitesse, ainsi qu’un nouvel accouplement élastique entre l’arbre moteur et l’arbre du broyeur – lignage laser.
- Résultat : 30 % d’économie d’énergie sur le broyage du blé, 20 % sur celui de l’orge.

Atlas Copco – Blédina
- Atlas Copco a effectué l’audit et optimisé le réseau d’air comprimé du site briviste de Blédina (alimentation infantile).
- Les deux centrales d’air comprimé ont été remplacées par une seule et unique centrale, qui réduit le nombre de compresseurs utilisés, minimise les fuites et les marches à vide. La centrale intègre un compresseur à variation de vitesse avec sécheur d’air (classe 0 sans huile).
Résultat : l’installation a permis de sécuriser la stérilisation des coupelles bébé, et d’économiser 3 % sur la facture d’électricité, correspondant à 35 000 €/an.

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