Procédés

Capteurs : vers une maîtrise fine des process

11 octobre 2011 - Isabelle Dulau

L’instrumentation et l’automatisation vont de pair. Les capteurs doivent nourrir rapidement les systèmes d’informations avec des données fiables pour un suivi en temps réel de la production et des consommations associées. L’avenir est au système de supervision.

L'assurance qualité est entrée en zone de production ! La maîtrise des équipements de mesure est dans les grilles d’audit BRC et IFS. La métrologie se renforce. Des exigences qui entraînent un « boom » des demandes de documents associés aux capteurs : des certificats des matériaux en contact alimentaire (CE
1935/2004) ou de conformité à l’EHEDG par exemple. Les utilisateurs veulent des capteurs sûrs et fiables. D’autre part, après avoir optimisé les facteurs de production, c’est au tour des utilités. Elles sont de moins en moins considérées comme des frais généraux mais comme des sources potentielles d’économies de matière et d’énergie, via une surveillance accrue. Aujourd’hui, compte tenu de l’informatisation et de l’automatisation, il est possible d’avoir une vision en temps réel du produit au cours du process. Il faut, pour cela, récupérer les données des capteurs et organiser leur restitution pour avoir une bonne une analyse. Mais les données doivent avant tout être fiables.

Un besoin de fiabilité

Une mesure n’a d’intérêt que si elle est sûre. Les capteurs sont tous précis et efficaces, ce qui les différencie aujourd’hui c’est leur fiabilité dans le temps et la rapidité de la réponse. On recherche la performance pour limiter les actions de maintenance ou d’étalonnage. Ainsi Yokogawa garantit 10 ans une précision de 0,04 % de la mesure de pression de son capteur EJX.

« Le capteur est entièrement numérique. Il n’y a pas d’usure, pas de dérives dues au coup de bélier », précise Tony Sagnes, responsable régional des ventes France Ouest de Yokogawa. Même volonté d’apporter de la confiance dans l’instrument de mesure chez Krohne. Christian Jay, responsable de marché agroalimentaire explique : « Nos débitmètres intègrent un système d’autodiagnostic et alertent en cas de dérives ». Les suivis des variations ou des dérives sont des indicateurs importants pour les actions de maintenance. La sûreté des appareils de mesure est nécessaire pour l’automatisation et les boucles de régulation mais pas seulement. Quantifier la performance concerne les machines, le process et aussi de plus en plus les utilités.

Accroître la visibilité et la maîtrise des utilités est un leitmotiv. D’où la recrudescence des demandes pour des mesures sur les rejets, les eaux, l’air comprimé, la vapeur, etc. L’utilisation de débitmètres à ultrasons
mobiles se développe pour le diagnostic de pompes ou d’échangeurs. Krohne propose le débitmètre vortex, Optiswirl, le seul du marché qui intègre la compensation de température et de pression. Le débit est donné directement en normaux m3 pour les gaz, masse ou la vapeur, ce qui évite des calculs
fastidieux. Christian Jay précise : « il est courant que les variations de température ou pression sur un réseau atteignent les 20 %. Travailler en normaux m3 est la seule façon de s’en affranchir et de comparer les données de bilan. » Endress Hauser a, lui, développé Memosens, une solution pour pré-étalonner
en laboratoire et en temps masqué, les sondes de pH et conductivité et également un logiciel pour visualiser l’efficacité énergétique et localiser des fuites.

Retrouvez la suite du dossier en rubrique Procédés du numéro d'Octobre 2011 de Process Alimentaire !

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