Automatisation

Cinq robots stars du CFIA 2019 qui "jouent collectif"

18 mars 2019 - Stéphanie Perraut

Conviviaux et faciles à utiliser, les robots avaient tout pour être une fois de plus les stars du salon CFIA. Cette édition 2019 l'a confirmé avec de nouvelles solutions collaboratives, associant caméras, intelligence artificielle, sécurité et savoir-faire humain. Retour sur des nouveautés phares, repérées au détour des allées.

Stäubli étend le domaine d’action de ses robots Scara

[Vidéo : Vu au CFIA 2019 : Stäubli étend les fonctionnalités de sa gamme Scara]

C’est dans une cellule en fonctionnement et une finition adaptée à la cosmétique que Stäubli a présenté sa nouvelle gamme de robots Scara (quatre degrés de liberté) TS2, conçue pour mieux répondre aux attentes d’hygiène, de collaboration et de performance, dans les environnements industriels exigeants. Pour cette démonstration, le robot est doté d’un double préhenseur. Il visse le vaporisateur, positionne le capuchon avant de déposer le flacon dans un conditionnement alvéolé. Son travail est synchronisé avec un carrousel autour duquel sont positionnés un poste de remplissage et un autre robot.

IP65 en standard, la gamme Scara TS2 est disponible avec la finition HE (Humid Environment) et un lubrifiant alimentaire H1. Elle s’appuie sur le même contrôleur (CS9) que les robots polyarticulés TX2, intégrant des fonctions de sécurité favorisant le travail collaboratif. La famille se compose de quatre modèles avec des rayons d’action de 460 mm, 620 mm, 800 mm et - c’est une nouveauté – 1000 mm.

Bosch Rexroth crée un « robot intérimaire »

[Vidéo : Vu au CFIA 2019 : le robot Bosch Rexroth fabrique de la barbe à papa]

L’assistant robotique Apas a initialement été développé par Bosch Rexroth sur la base d’un robot industriel standard pour répondre notamment à l’automatisation de tâches monotones. L’idée était de proposer un robot intérimaire, déplaçable d’une tâche à une autre et collaboratif. Déployé en interne depuis 2013, il est commercialisé depuis 2018 en deux versions (assistant mobile ou « inline » à intégrer). Le robot se distingue par sa technologie Sensor Skin : 120 capteurs détectent un contact imminent avec l’opérateur et entraînent l’arrêt instantané de l’opération. Le travail reprend dès que l’opérateur n’est plus à proximité immédiate, sans nécessiter de « reboot ». Le préhenseur est personnalisable.

Sur le salon, Apas a confectionné des barbes à papa en collaboration avec une opératrice. Le robot réalise deux tâches : il verse la juste quantité de sucre dans la machine puis tourne le bâtonnet (positionné par l’opératrice) pour recueillir les filaments de sucre. En fin d’opération, il positionne la barbe à papa de manière à ce que sa l'opératrice puisse la saisir de manière sûre.

Concept Maintenance mécanise la fabrication des crêpes

[Vidéo : Vu au CFIA 2019 : Concept Maintenance automatise l'étalement des crêpes]

Dans la cuisson des crêpes, le « fait main » apporte un sur-couchage en bordure qui favorise des phénomènes de torréfaction et de structuration du produit. « Les crêpiers qui s’automatisent ont du mal à avoir ce rapport à la pâte qui donne de la cohésion et qui fait que les crêpes restent moelleuses et entières jusqu’à J+9 », constate Frédéric Daubertais, gérant de l’entreprise Concept Maintenance, spécialisée dans la mise en service de machines à crêpes. A la demande de la société Mille et une crêpes (22), il a développé une solution mécanisée permettant de replacer l’humain dans une chaîne de fabrication plus petite. « L’enjeu est de soulager les opérateurs. Aujourd’hui, plus personne ne veut tourner et retourner 3000 crêpes par jour . La solution recrée un lien positif entre l’humain, la technique et le savoir-faire ancien », ajoute-t-il.

Le dispositif présenté sur le salon est un prototype. En atelier de fabrication, il se greffe sur un manège Krampouz, Balpe ou SDTN. L’outil vient se positionner sur la tuile de cuisson. La pâte est étalée par des racleurs spécifiques générant un léger sur-couchage en bord extérieur.

Omron joue de l’œil pour rendre ses robots collaboratifs plus agiles

[Vidéo : Vu au CFIA 2019 : Omron ajoute de la vision à ses robots collaboratifs]

Lancés en début d’année 2019, les nouveaux robots collaboratifs TM d’Omron se distinguent par l’intégration de la vision et de l’éclairage directement sur l’actionneur. Ceci permet de capturer des images (forme, codes-barres, couleurs) avec un grand angle de vue et facilite la configuration de tâches d'inspection, de mesure et de tri. La gamme comporte douze modèles, conformes aux normes de sécurité qui permettent une coopération entre les hommes et les machines. L’un d’eux s’intègre de façon transparente aux robots mobiles autonomes LD d’Omron. Leur interface de programmation intuitive, basée sur des organigrammes, ne requiert pas d’expérience particulière en la matière.

L’intégration de la vision assure une plus grande adaptabilité. Le robot s’oriente par rapport à une mire, qui sert de point de repère en trois dimensions pour les opérations à réaliser. Même si la mire est déplacée, en hauteur et/ou sur un plan horizontal, la dépose a lieu toujours au même endroit (par rapport au repère).

Mitsubishi connecte son robot à une plate-forme cloud Oracle

[Vidéo : Vu au CFIA 2019 : Mitsubishi Electric connecte son robot à une plate-forme cloud]

Pour sa nouvelle gamme de robot Melfa FR, Mitsubishi Electric a mis l’accent sur la sécurité homme-machine, sur l’intelligence artificielle et sur l’interconnexion avec des applications existantes. Avec l’intelligence artificielle, les temps d’arrêt non-planifiés peuvent être évités par une meilleure anticipation des interventions de maintenance. Les données en temps réel sont analysées grâce à un algorithme qui compare les résultats avec un modèle dynamique des composants du robot. De plus, les robots Melfa FR disposent de fonctionnalités assurant un étalonnage automatique, y compris des accessoires comme les caméras.

Sur le salon, les avantages de la connectivité ont été illustrés par une connexion en temps réel du robot avec une base Oracle sur le cloud. Un dé est lancé dans la zone de détection du robot. Le résultat est lu par la caméra embarquée et affiché en face avant. Si le dé est mal positionné et que la lecture est impossible, l’actionneur le déplace selon son besoin. Les données de cette « fabrication » sont transmises en temps réel à la base de données via une interface OPC-UA.

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