Procédés

Eau : une vraie réserve d’économies

26 avril 2011 - Isabelle Dulau

La maîtrise des circuits : une source d’économies.

D’où vient l’eau de process ? Comment est-elle produite ? Quels traitements a-t-elle subi et quels résidus sont présents ? Voilà les quelques questions à se poser sur l’eau. Eau de forage ou eau de ville ? Bien souvent les sites disposent de plusieurs sources avec des conséquences différentes sur les traitements et le coût. « Dans le passé, les analyses de risques (HACCP) concernant les utilités n’étaient pas prises en compte avec autant de profondeur dans le déploiement que maintenant », constate Olivier Rondouin, responsable de projet pour Exaris, cabinet d’experts spécialisé dans l’analyse des risques. L’association européenne d’ingénierie et de conception hygiénique (EHEDG) a consacré deux guides à ce sujet : le n° 27 « Stockage et distribution de l’eau dans l’industrie agroalimentaire » et le n° 28 « Traitement hygiénique de l’eau pour l’industrie agroalimentaire » (tous deux se réfèrent au document n° 24 sur la prévention et le contrôle des légionnelles).

L’ambivalence des normes

Pompes, raccords, vannes, tuyaux doivent répondre aux exigences du règlement européen n° 1935/2004 sur les matériaux et objets destinés à être en contact avec les denrées alimentaires. Attention ! Un certificat de conformité au règlement américain (FDA) comme justificatif de l’aptitude au contact n’est pas équivalent. C’est le texte européen qui s’applique quand l’eau est utilisée comme ingrédient comme pour la préparation des pâtes en boulangerie, des soupes, etc. Pour l’eau destinée à être bue sur le site, c’est pour la France une réglementation spécifique aux matériaux en contact avec l’eau qui s’applique. Olivier Rondouin précise : « Il y a une ambivalence pour l’eau en agroalimentaire suivant les utilisations. Si elle est à destination d’une consommation humaine, les éléments du réseau doivent se conformer au régime des attestations de conformité sanitaire (ACS) et conformité aux listes positives (CLP). Les industriels ont parfois des difficultés à obtenir cette garantie de la part de leurs fournisseurs. »

Cette réglementation franco-française ne peut pas s’imposer à des fournisseurs d’autres pays de l’Union Européenne (à part des exigences spécifiques consignées dans un cahier des charges). En effet, cela serait contraire au principe de reconnaissance mutuelle définie dans le règlement 764/2008 applicable depuis le 13 mai 2009. Il est vrai que contrairement à l’électricité, où les réseaux sont vérifiés par des organismes extérieurs comme l’Apave ou Socotec, pour les réseaux d’eau, il n’y a pas de visite de contrôle par un organisme à réception du chantier.


Retrouvez l'intégralité de l'article "La maîtrise des circuits d'eau : une source d'économie" dans le numéro d'avril 2011 de Process alimentaire.

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