Procédés

Economies d’énergie : accessibles à tous et par tous

27 octobre 2009 - Maria Guillon

A retenir : produire 1kW de froid consomme 0.3 à 1kW d’électricité… et produit 1.3 à 2 kW de chaud. Il faut récupérer l'énergie partout là où elle peut être récupérée !

« Au vu de l’augmentation prévisible du prix de l’énergie, tout investissement qui sera fait aujourd’hui verra son temps de retour sur investissement diminuer », soutient François Lucas (Tecaliman), coordinateur du Réseau Mixte Technologique (RMT) « Gestion durable des fluides » avec Pierre-Henri Devillers (Adiv). En tenant son premier forum régional dans le Grand Ouest, le RMT créé en 2007 a souligné à ses auditeurs venus en nombre que la problématique de l’énergie montera en puissance dans les années à venir et que les 13 partenaires* sont autant de soutien pour y arriver.

Premier poste énergétique

Dans l’agroalimentaire, le froid est un des postes de consommation d’énergie le plus important. Il mobilise à lui seul 30 à 35 TWh d’électricité, ce qui représente 2 à 4 % des émissions de gaz à effet de serre nationales.

Jacques Guilpart, ingénieur frigoriste au Cemagref qui vient de créer le bureau d’études MF Conseil, a rappelé quelques ratios classiques. Un stockage en froid positif présente un coefficient de performance moyen (COP) de 2.5 à 3 et consomme 45 à 50 kWh/m3/an. Un stockage en froid négatif présente un COP moyen de 1 à 1.5 et consomme 60 à 70 kWh/m3/an. Le refroidissement consomme quant à lui 20 à 30 kWh/t en positif et 130 à 160 kWh/t en congélation.

Christophe Debard du Cetiat, co-organisateur du forum, a également martelé qu’il faut penser à récupérer la chaleur partout où l’on peut. En retenant que : produire 1kW de froid consomme 0.3 à 1kW d’électricité… et produit 1.3 à 2 kW de chaud. Une augmentation de 10 % de la surface d’échange diminue de 2 % les consommations d’énergie.

Un bon audit rappellera aussi quelques fondamentaux :

- Le givrage peut représenter 20% des coûts énergétiques

- La ventilation peut représenter 15% des coûts énergétiques

- L’isolation peut représenter 10% des coûts énergétiques

- Le pompage peut représenter 5% des coûts énergétiques

- Gagner 1°C sur la température d’évaporation permet de gagner 2% sur la consommation.

- Gagner 1°C sur la température de condensation permet de gagner 3% sur la consommation.

10 à 20% d'économie d'énergie

Ces quelques bases rendent facilement accessibles des économies de l’ordre de 10 à 20 %, que viennent notamment décupler des solutions de contrôle commande avancées, telles la vitesse variable, les actionneurs proportionnels, la gestion technique centralisée (GTC), le contrôle commande prédictif, etc … », conclut Jacques Guilpart.

*Partenaires du RMT : Adiv, CTCPA, IFBM, Iterg, Auimer, Critt Paca, Cetiat, Tecaliman, UNGDA, Cemagref, Ensil, Enitiaa, Lycée Agricole Louis Pasteur Marmilhat. Avec le soutien de l’Ademe.

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