Energie

Mondelez met du soleil dans son mix électrique

11 février 2019 - Stéphanie Perraut

A Nantes, Lu auto-consomme la production électrique de panneaux photovoltaïques couvrant une superficie de 19200 m².


L’engagement de développement durable de Mondelez International ne date pas d’hier. Il y a plus de dix ans, en 2008, le groupe a mis en place la filière Lu’Harmony qui vise à cultiver le blé selon des pratiques plus respectueuses de l’environnement et de la biodiversité locale. Depuis lors, cette volonté de préserver l’environnement s’est déclinée à travers plusieurs actions dans le domaine énergétique. La dernière en date est la mise en place sur trois sites Lu (à Besançon, Granville et Nantes) de panneaux photovoltaïques en vue de l’auto-consommation de l’électricité produite. Cette opération permet aux biscuiteries d’agir non seulement sur le plan environnemental, en limitant leur impact carbone, mais aussi au niveau économique, par la réduction de leur facture d’électricité. Pour y parvenir, Mondelez a fait appel à la société ValEnergies, qui lui a proposé sa solution modulaire et sans investissement EllyBox. Selon la configuration du bâtiment et l’activité plus ou moins diurne du site, elle peut couvrir jusqu’à 30 % des consommations (le reste provenant du fournisseur habituel).

Une injection pilotée dans l'installation du site

Un îlot EllyBox se compose d'environ 300 m² de panneaux photovoltaïques (installés au sol ou en toiture), d’une box (pour le pilotage de l’injection dans l’installation électrique) et d’un câble (pour raccorder la box à l’armoire électrique principale, TGBT). Les trois sites ont opté pour des installations de grandes dimensions :

  • A Granville (50), 10 îlots couvrent 3200 m² et produisent annuellement 256 000 kWh. Ceci représente entre 5 et 10 % de la consommation de l’usine.
  • A Besançon (25), 12 îlots génèrent 380 000 kWh pour une surface occupée de 4 800 m²
  • A Nantes (44), 1 500 000 kWh / an sont produits par 42 îlots couvrant une superficie totale de 19 200 m².

C’est ValEnergies qui finance l’installation des panneaux et gère les dossiers administratifs. Dans la pratique, il faut compter quatre à cinq mois entre la signature du contrat et la mise en route. L’essentiel de ce temps est lié à des démarches auprès de la commune. Le fournisseur assure gratuitement l’entretien et la maintenance des équipements.

Une électricité 10 % moins chère

L’industriel est engagé pour une période de trois ans. Il règle chaque mois une facture correspondant à sa consommation photovoltaïque, télé-relevée. Le prix de l’électricité photovoltaïque est défini à la signature du contrat : il correspond à celui indiqué sur les 12 dernières factures, auquel ValEnergies retire 10 %. Tous les ans, à la date anniversaire du contrat, les tarifs sont indexés aux factures émises par le fournisseur d’électricité sur la période écoulée. Une garantie de toujours réduire le coût global de l’approvisionnement électrique de l’usine. Et les travaux en cours chez ValEnergies pourraient augmenter encore le gain. La société annonce en effet une nouvelle version d’EllyBox qui comportera un dispositif de stockage de l’énergie produite.


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