Qualité

53% des merguez contrôlées contenaient du porc

Selon une étude de la DGCCRF, plus d'une merguez sur deux vendue en France contiendrait plus de 1% de produits issus de porc.

L’exercice est désormais régulièrement réalisé au niveau national : comme chaque année, les services de contrôle et de répression des fraudes du Ministère de l’Economie ont procédé à une série de contrôles sur les merguez. Les résultats révèlent de fortes non-conformités sur l’origine des viandes qui entrent dans les compositions des merguez vendues en France. Sur les 181 échantillons prélevés dans les ateliers de GMS, chez des industriels et des artisans et analysés en début d’été, 96 étaient non conformes (53%) dont 37 contenaient plus de 6% de porc. Ces taux de non-conformités sont moins importants que les résultats publiés au niveau national en 2006 sur 82 établissements (71,4% de non conformités dont 25% à plus de 6% de porc).

Selon le code des usages de la charcuterie, la dénomination ‘véritable merguez’ ou 'veritable mergues' doit être exclusivement fabriquée à partir de bœuf et/ou de mouton et embossée sous boyau naturel de mouton non coloré. L’utilisation de maigres d’animaux issus d’autres espèces animales comme le porc, le veau ou la chèvre reste autorisée sous réserve d’un étiquetage adéquat et d’une dénomination de vente du type ‘merguez de …’.

La méthode utilisée par le Service commun des laboratoires départementaux pour calculer le pourcentage de viande de porc présent dans les merguez permet de préciser des fourchettes de 1% à 5% ou de 6% à 10% dans le produit fini.

Contamination croisée

Les différentes enquêtes évoquent deux principales causes qui peuvent expliquer ces non-conformités. « Les enquêtes successives ont révélé chez certains professionnels, l'ajout intentionnel de viande de porc - meilleur marché dans les merguez très prisées en période estivale (barbecue) – et un fréquent défaut de nettoyage des chaînes de fabrication entre les productions de produits de saucisserie à base de porc et les merguez », indique la DGCCRF.

Conformément à sa mission de répression, la DGCCRF précise aussi que 15 procès verbaux ont été dressés lors de ces contrôles principalement pour tromperie, étiquetage non conforme et problème d'hygiène. Aucune condamnation n’a été prononcée pour le moment.

Process Alimentaire - Formules d'abonnement

LE MAGAZINE DES INDUSTRIELS DE L’AGROALIMENTAIRE

● Une veille complète de l’actualité du secteur agroalimentaire
● Des enquêtes et dossiers sur des thèmes stratégiques
● Des solutions techniques pour votre usine

Profitez d'une offre découverte 3 mois