Qualité

Aqua-Tools quantifie la biomasse active dans les matrices « eaux ».

26 février 2008 - Pierre Christen

Le kit Quench-Gone est basé sur le principe de bioluminescence. Il intègre une étape de filtration concentre l’ensemble des bactéries vivantes et élimine l’ATP libre des bactéries mortes.

Les kits d’analyse de l’ATP de la société canadienne LuminUltra ont une même visée : fournir en temps réel un indicateur de mesure des micro-organismes actifs. Ils fonctionnent sur des applications telles que la surveillance des tours d’aéro-réfrigération, des réseaux d’eaux potable, des bio-réacteurs de stations d’épuration ou encore des eaux de rinçage après nettoyage-désinfection. « La première génération de tests d’ATPmétrie fournissait un outil qualitatif. Nos kits correspondent à la seconde génération. Ils permettent de quantifier les microorganismes dans tout type d’eau», déclare Marc Raymond, directeur d’Aqua-Tools qui propose en exclusivité la technique.

Le principe. Comme tous les tests d’ATPmétrie, le kit Quench-Gone est basé sur le principe de bioluminescence. Une enzyme transforme une quantité d’ATP en quantité de lumière mesurable. Une des innovations se situe au niveau de la préparation de l’échantillon. Une étape de filtration concentre l’ensemble des bactéries vivantes et élimine l’ATP libre des bactéries mortes. On ne mesurera donc que l’ATP intracellulaire, représentatif de la flore totale viable cultivable et non cultivable.

Sélectionner l’ATP intracellulaire. Après la filtration, la seconde étape est une extraction optimisée de l’ATP. Le taux d’extraction atteint 90 %. « Compte tenu de l’équivalence un picogramme d’ATP égal 1 000 bactéries, on obtient alors une indication quantitative de la biomasse active dans l’échantillon », souligne Marc Raymond. La limite de quantification est de 0,1 pg d’ATP/ml*, soit 100 équivalents bactériens. « La quantification est possible, y compris sur de très faibles niveaux de contamination, commente Marc Raymond. Cette quantification reste linéaire de 100 à 106 équivalents bactéries, ce qui permet d’utiliser le kit sur des eaux différemment chargées ». L’incertitude est inférieure à 10 %.

Comment utiliser la technique ? « Elle permet de déterminer des seuils de tolérance et d’identifier et de localiser rapidement les dérives, répond Marc Raymond. Ce qui permet d’interpréter les effets d’une désinfection, de prévoir des actions correctives immédiates ou de prévenir une dégradation progressive». L’utilisateur peut déterminer le stress de la biomasse grâce au kit Total-Control, adapté aux eaux non filtrables. Celui-ci ne comprend pas d’étape de filtration. Il détermine donc la quantité totale d’ATP (intra et extracellulaire). Pour obtenir la quantité d’ATP intracellulaire, il suffit de soustraire du résultat obtenu par celui issu d’un autre tube contenant un solvant et ne comptabilisant que l’ATP extracellulaire.

Le ratio « ATP extracellulaire/ATP total » donne le BSI, qui est un index de stress de biomasse. « Le BSI d’un réacteur biologique dans une station d’épuration doit être inférieur à 25-30 %, indique Marc Raymond. S’il est supérieur à 50 %, c’est qu’il y a un toxique mettant à mal la biomasse. A l’inverse, sur les eaux de rinçage, on recherche un taux supérieur à 50 %, significatif d’une désinfection efficace».

La technique a déjà trouvé des clients industriels de l’agroalimentaire chez un fabricant de brioches industrielles et chez un spécialiste du foie gras. Le luminomètre coûte 4 600 €, le coût unitaire d’analyse revenant à 7 €.

* Évaluée selon la norme expérimentale XP T 90 210

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