Pour aider les entreprises agroalimentaires à faire face à un mode de production dégradé, les contrôles officiels vont alléger les mesures d’étiquetage. Les explications de l’Ania (Association nationale des industries alimentaires).

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Covid-19 : la DGCCRF assouplit les mesures d’étiquetage

30 mars 2020 - Marjolaine Cérou

Pour aider les entreprises agroalimentaires à faire face à un mode de production dégradé, les contrôles officiels vont alléger les mesures d’étiquetage. Les explications de l’Ania (Association nationale des industries alimentaires).

En raison de l’épidémie de Covid-19, les fabricants de produits alimentaires ont adapté leur activité pour mettre en place les mesures barrières afin de protéger leurs salariés, mais aussi pour répondre à une demande accrue des consommateurs sur certaines catégories. Pour les aider à faire face à ce mode de travail en dégradé, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a assoupli ses exigences vis-à-vis des étiquetages, nous indique l'Ania (Association nationale des industries alimentaires).

Une différence entre la recette effective et l’étiquetage du produit est désormais tolérée dans certaines conditions. Les services de contrôles ont reçu comme instruction d'accepter la demande des opérateurs qui seraient contraints de modifier leur recette en raison de difficultés conjoncturelles d’approvisionnement, sous réserve du bien-fondé de la demande et si ce décalage n’induit pas un risque pour les consommateurs. Toutefois, « si la modification de recette a un impact majeur sur la qualité intrinsèque du produit, l’information doit être portée à la connaissance des consommateurs, en rayon ou sur les sites de vente à distance », précise l’Ania.

Les Autorités seront aussi plus tolérantes vis-à-vis d'un défaut d'actualisation du code emballeur.  « Il sera fait droit à la demande des opérateurs qui ne seraient pas en mesure de faire figurer le bon code emballeur sur l’étiquetage des produits à la suite de transferts de production entre différents sites, sous réserve que les entreprises conservent la traçabilité des produits », indique l’Ania.

Ces assouplissements concernent également l’étiquetage de l'indication de l’origine ou du lieu de provenance de l’ingrédient primaire d’une denrée (règlement (UE) 2018/775). « Les difficultés rencontrées pour s’inscrire pleinement dans les conditions d’entrée en application du règlement 2018/775 au 1er avril seront prises en compte dans les instructions qui seront données aux services de contrôle », affirme l’Ania.

Pour rappel,  l'Association nationale des industries alimentaires a mis en ligne la semaine dernière son guide de bonnes pratiques pour la mise en place d’un plan de continuité d’activité.

 

 

 

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