L’épidémie de Covid-19 serait propice à une augmentation du risque de fraudes. Des compléments alimentaires à base de thé, censé protéger l'organisme de l'épidémie de Covid-19, ont été interceptés en Belgique. Crédit : Adobe Stock.

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Covid-19 : Le risque de fraude alimentaire s'accroit

17 avril 2020 - Marjolaine Cérou

L’épidémie de Covid-19 serait propice à une augmentation du risque de fraudes. Des compléments alimentaires à base de thé ont été interceptés en Belgique. De quoi renforcer son analyse de vulnérabilité.

Le risque de fraudes alimentaires serait en augmentation du fait de l’épidémie de Covid-19. C’est ce que plusieurs experts laissent entendre. En Belgique, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire a signalé fin mars des compléments alimentaires frauduleux que les consommateurs pouvaient se procurer sur Internet. L’objet du délit ? Des thés censés soigner contre la grippe et surtout le virus SARS-CoV-2. Dans un message assurant la continuité de son activité, la DGCCRF indique avoir renforcé ses contrôles sur les offres de tout produit portant des allégations liées au Covid-19, souvent trompeuses.

« Depuis le début de la crise, la fraude alimentaire augmente sensiblement dans le monde », affirme Ulrich Singer, consultant expert pour Mérieux Nutrisciences. Selon le dispositif de veille Head Up Display, créé il y a quatre ans par le laboratoire, le risque d’adultération aurait augmenté de 94 %, entre les mois de décembre 2019 et le début de la pandémie en mars 2020. Cela correspond à 211 cas d’adultération contre 109 entre août et novembre 2019. « Les produits les plus concernés restent le miel, les produits à base de viande, les épices, les vins et spiritueux et les produits laitiers », indique-t-il.

Rester prudent et actualiser son analyse de vulnérabilité

« Les organisations criminelles sont toujours à l’affût d'opportunités. Même si elles peuvent être freinées par les mesures de confinement et le centrage des entreprises sur les activités essentielles, précise Bruno Séchet, dirigeant d'Integralim. Il faut néanmoins rester vigilant : en cas de pénurie, mieux vaut passer à côté d'une "fausse opportunité" et se recentrer sur des productions que l'on peut faire avec une chaine d'approvisionnement complètement maîtrisée ». En un mot, rester prudent et actualiser régulièrement son analyse de vulnérabilité.

 

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