Qualité

Food Defense. CTV et Silliker proposent un audit combiné

29 juin 2010 - Josselin Moreau

Security camera Video Surveillance

« Le concept de Food Defense est né après les attentats du 11 septembre avec la mise en place dès 2002 de la réglementation FDA contre le bioterrorisme, explique Gilles Picca, consultant Silliker et auditeur IFS/BRC/Iso, lors d’un colloque organisé jeudi dernier par l’entreprise de sécurité industrielle CTV* à la Roche-sur-Yon (Vendée). Les entreprises françaises qui exportent vers les Etats-Unis sont déjà soumises à ces exigences. » En Europe, la réglementation n'oblige par les entreprises agroalimentaires à se prémunir des actes de malveillances. Cependant, les choses semblent se précipiter un peu car ces questions de sécurisation industrielle sont de plus en plus intégrées aux standards distributeurs. La GFSI, qui regroupe les principaux distributeurs internationaux, a d’ailleurs listé ces exigences dans son prochain Guidance Document. L’IFS et le BRC envisagent aussi d’augmenter leur niveau d’exigences en ce domaine lors les prochaines révisions de référentiels.

Analyse globale des risques

Pour aider les industriels agroalimentaires à répondre à ces cahier des charges, les sociétés CTV et Silliker proposent une offre d’audit à blanc conjointe. « Le process d’audit prend une journée et demi, dont un jour sur site avec les responsables sécurité et qualité de l’entreprise pour évaluer la vulnérabilité physique de l’usine en termes d'accès, de surveillance, de zoning, etc. », détaille Stéphane Olivier, directeur général de CTV. En parallèle, Silliker réalise une évaluation documentaire basée sur la méthode Carver/Shock sur un produit ou une famille de produit fabriqué sur le site de production. Cette méthode évalue et hiérarchise à la fois les risques et les conséquences engendrés par un acte de malveillance. « J’observe par exemple que les laboratoires agroalimentaires restent relativement faciles d’accès chez de nombreux industriels alors qu’ils manipulent des produits et des microorganismes qui peuvent être dangereux », illustre Gilles Picca.

L’audit à blanc s’achève par la rédaction d’un document de synthèse avec des actions correctives proposées lors d’un rendez-vous de restitution chez l’industriel. L’objectif final pour l’industriel est ensuite d’intégrer cette gestion des risques Food Defense dans son système de management de la qualité.

Le coût total de la prestation est de 1800 euros HT.

* L’entreprise CTV travaille avec les partenaires équipementiers Alcea, Magnetic Autocontrol, Bosch, Eltec Systems, Geutebrück et Abiova.

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